Le complexe sportif Artopex à Granby compte sur ses camps de jour estivaux pour atténuer les importantes pertes financières qu’il a enregistrées depuis la mi-mars.
Le complexe sportif Artopex à Granby compte sur ses camps de jour estivaux pour atténuer les importantes pertes financières qu’il a enregistrées depuis la mi-mars.

Le feu vert aux camps de jour attendu par le Complexe sportif Artopex

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le complexe sportif Artopex à Granby compte sur ses camps de jour estivaux pour atténuer les importantes pertes financières qu’il a enregistrées depuis la mi-mars.

«Offrir les camps d’été est essentiel pour nous», laisse tomber le directeur général de l’endroit, Paul Goulet.

Après des semaines d’incertitude, la Direction de la santé publique semble vouloir permettre la tenue des camps de jour, selon certaines règles. Un guide doit être publié à cet effet prochainement.

Une bonne nouvelle assurément, mais Paul Goulet attend avant de se réjouir. Pour l’heure, il est beaucoup question de camps de jour municipaux, dit-il. Est-ce que les entreprises privées et les organismes comme celui qu’il dirige auront aussi le feu vert? «On est prêts à respecter les mêmes exigences qui seront imposées aux villes», dit-il.

Le DG du complexe Artopex affirme par ailleurs avoir tout préparé en ce sens. La programmation des camps multisports Vivacité a été revue: les jeux, les sorties et, évidemment, les mesures d’hygiène. Habituellement, le ratio est d’un animateur pour 15 enfants. Ce ratio pourrait aussi être modifié, au besoin.

Si l’autorisation d’aller de l’avant est donnée, une grande question demeure toutefois, croit-il. «Les gens seront-ils au rendez-vous? J’espère que oui», dit Paul Goulet.

Fin abrupte des activités

Le dirigeant du complexe sportif affirme que la crise sanitaire a entraîné la fin «abrupte» des activités au milieu de la période de l’année la plus achalandée. Selon lui, l’endroit enregistre 25% de ses revenus en mars et en avril, alors que le taux d’occupation des plateaux sportifs est de 90%.

Plusieurs associations sportives (baseball, football, soccer) y réalisent leurs entraînements printaniers. «Ça nous fait extrêmement mal», dit Paul Goulet au sujet de l’arrêt forcé.

«Il y aura un impact financier important, c’est certain. Mais comme on ne sait pas quand ça va finir ni quel sera le cadre qui régira nos activités dans l’avenir, c’est difficile de chiffrer précisément le manque à gagner et le temps que ça va prendre pour revenir à l’équivalent du 12 mars 2020», dit-il.

Celui-ci affirme que le complexe a profité de certaines mesures d’aide gouvernementale. Il espère également pouvoir profiter de subventions salariales, comme par le passé, pour assumer une partie des salaires des étudiants qu’il embauche à titre d’animateurs durant l’été. «Surtout s’il faut que j’en embauche plus pour respecter les règles du gouvernement», glisse-t-il.

Le complexe sportif Artopex célébrera par ailleurs bientôt son dixième anniversaire. Autrefois une entreprise privée, il est un organisme à but non lucratif depuis 2018. Plusieurs projets sont dans l’air pour souligner cette occasion, affirme Paul Goulet.