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Un premier incendie logé dans un mur et l’entretoit avait été maîtrisé en journée, lundi, mais la résidence s’est enflammée de nouveau le soir.
Un premier incendie logé dans un mur et l’entretoit avait été maîtrisé en journée, lundi, mais la résidence s’est enflammée de nouveau le soir.

Le feu ravage une maison de Roxton Pond

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
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Une famille de Roxton Pond a perdu sa maison dans un incendie survenu en début de semaine. Quelques heures plus tôt, les pompiers étaient intervenus au même endroit parce qu’un mur s’était embrasé.

Y a-t-il eu faute? Directeur du Service de sécurité incendie de Roxton Pond, Stéphane Dufresne assure que « le travail a été bien fait » au premier passage de sa brigade en début d’après-midi, lundi, sur le chemin Côté.

Il n’exclut toutefois pas que le premier feu ait provoqué le second. « Il y a plusieurs possibilités, ce n’est pas impossible », indique-t-il. Trois équipes avaient pourtant vérifié qu’il ne subsistait aucune trace de chaleur ni odeur de fumée au départ des pompiers. Une caméra thermique a notamment été utilisée.

« On a pris toutes les précautions pour pas que ça rallume, dit M. Dufresne. On a défait partout où il y a eu trace de carbonisation et même, on a excédé, Mais peut-être qu’on n’a pas vu quelque chose. »

La recherche de la cause du deuxième incendie s’annonce difficile puisque l’embrasement était généralisé au retour des pompiers vers 23 h 30, et il ne reste pratiquement plus rien du bâtiment et du garage attenant.

Refuge

Un couple et leur bébé y habitaient et n’ont pas été blessés, ayant choisi de ne pas dormir dans leur demeure ce soir-là. L’homme est le fils du conseiller municipal André Côté, aussi propriétaire de la maison incendiée, et c’est chez lui qu’ils ont trouvé refuge.

« Mon fils, ma bru et mon petit-fils vont très bien, a souligné M. Côté, mercredi. Nous sommes une famille unie et on a la santé. Il y a des gens bien plus mal pris qu’eux! »

M. Côté n’adresse pas de reproche aux pompiers pour le sinistre. « Ils ont fait leur possible », dit-il.

La cause du premier embrasement a été établie : c’est la chaleur d’un mégot de cigarette laissé sur une table en bois, à l’extérieur, qui s’est propagée à l’intérieur d’un mur et jusqu’à l’entretoit. La valeur de la maison incendiée, en excluant les biens qui s’y trouvaient, est de 260 000 $, dit Stéphane Dufresne.

Le directeur du Service de sécurité incendie de Roxton Pond rappelle aux citoyens de faire très attention à ce qu’ils laissent traîner près des résidences, comme des mégots. « Ce sont les erreurs humaines qui causent le plus d’incendies », dit-il.