Le festival de freeski et de planche à neige iF3 Montréal, qui présente des films sur ces deux sports, a débuté jeudi et se terminera samedi.

Le festival iF3 Montréal marie le sport et la culture

Bien des gens n’ont pas la tête à penser à la première chute de neige, mais d’autres ont déjà commencé à rêver à leurs premières descentes dans les pistes. À l’aube de la saison hivernale a débuté le 12e Festival international de films de freeski et de planche à neige, iF3 Montréal, qui a à sa tête Luc «Skypowder» Saint-Jacques, résident de Potton et habitué de la station Mont Sutton.

Luc Saint-Jacques pratique le ski depuis l’âge de 15 ans. À cet âge, il a découvert tout ce qui entoure le sport à Mont Sutton. Il a choisi les Cantons-de-l’Est pour s’établir afin de pouvoir pratiquer facilement le ski. Il y a même opéré un gîte pendant quelques années.

Il a ensuite travaillé pour la station de ski Owl’s Head. Il connait bien les pistes de la région et a choisi Potton pour être au centre des stations de ski des Cantons-de-l’Est et à quelques pas du Vermont. Il se consacre à iF3 Montréal depuis 2017.

Durant trois jours, du 17 au 19 octobre, plus de cinquante films seront présentés avec des vedettes de la glisse, comme Alexis Godbout, Jean-François Houle, Laurie Blouin et Alex Beaulieu-Marchand ainsi que plusieurs autres skieurs et planchistes canadiens ou internationaux.

Les athlètes féminines ont par ailleurs droit à leur propre programmation.

La planche à neige sous toutes ses facettes a fait son entrée au iF3 Montréal.

Pour tous

« Le festival attire du monde de partout dans le monde », expose Luc Saint-Jacques. Spectateurs, athlètes, producteurs et équipes de tournage de tous les coins de la planète se donnent rendez-vous à Montréal pour ce festival qui se veut ouvert à tous.

« On a vraiment une offre variée, de petits films, de grands films, des films professionnels autant qu’amateurs, énumère le président du festival. Jeudi et vendredi soir, on laisse la place aux grandes maisons de production. Les autres présentations, le samedi, sont là pour faire découvrir le sport. »

Une famille qui veut découvrir le ski libre ou les prouesses de la planche à neige, les amateurs de documentaires ou encore de paysages grandioses y trouveront leur compte. De plus, avec le 5 à 7 pour les productions réalisées par des femmes, les athlètes féminines ont de plus en plus de place dans les productions qui étaient auparavant exclusivement masculines, ajoute-t-il.

Depuis son arrivée en poste, en 2017, M. Saint-Jacques a ajouté le volet de la planche à neige au festival, élargissant les possibilités puisque toutes les facettes du sport, comme le street, sont acceptées.

Haut calibre

iF3 Montréal comprend également un volet concours. « C’est le Festival de Cannes du ski et de la planche à neige, compare le skieur. Vingt-six prix sont présentés. On a un panel de juges qui regardent tous les films et on a un gala, le samedi, où on présente les prix. On est aussi en direct sur internet, comme ça, les gens de l’extérieur qui ne peuvent pas venir à Montréal peuvent voir quels sont les films en nomination. »

Il faut dire que le travail du jury, composé de six hommes, est de plus en plus difficile puisque le calibre de la compétition atteint toujours de nouveaux sommets.

Les prouesses des athlètes se complexifient, l’imagination n’a pas de limite et la technologie continue d’évoluer. Avec les drones, les caméras 360 ou encore les caméras d’action, les possibilités sont infinies.

Luc «Skypowder» Saint-Jacques est le président du iF3 Montréal.

« Chaque année, il y a un film qui sort de l’ordinaire. Les professionnels qui voient ça doivent ensuite faire mieux. On est entre le sport et la culture. C’est très difficile de nous classifier parce que ce n’est pas des films juste sur une prouesse. Souvent, on raconte une histoire. »

Toute la programmation se trouve en ligne. Le festival se transportera le 2 novembre à Québec et les 8 et 9 novembre à Whistler pour présenter les gagnants du festival.