Comme Mémé a été remis volontairement à un refuge pour animaux, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a clos le dossier.

Le dossier du cerf Mémé est clos, estime le ministère

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec (MFFPQ) n’a finalement pas enquêté sur Mémé, ce petit cerf de cinq mois dont la propriétaire s’était départie à contrecœur après la visite d’un agent de la faune, au début du mois.

Le 4 octobre, La Voix de l’Est rapportait qu’une jeune femme de Roxton Pond, Érika Dubeau Ménard, avait été contrainte de confier son faon domestiqué à un parc zoologique de la région à la suite d’une plainte formulée au MFFPQ.

À ce moment-là, le responsable des relations médias pour les dossiers touchant la faune au ministère, Nicolas Bégin, avait indiqué que le dossier était toujours sous enquête. « On investigue pour comprendre comment l’animal s’est retrouvé là. L’animal n’a pas été saisi et il n’y a pas eu d’autre intervention que cette visite », avait-il affirmé en entrevue­ avec le journal.

Or, lors d’un appel de suivi, celui-ci a fait savoir qu’en fin de compte, aucune enquête n’était en cours. « Le cerf a été remis volontairement par ceux qui le gardaient en captivité. Pour nous, le dossier est donc clos en ce qui concerne la protection de la faune », a indiqué M. Bégin dans un message vocal. 

Le porte-parole affirme par ailleurs qu’aucune poursuite ne sera engagée contre Mme Dubeau Ménard ou son père, chez qui Mémé était gardé en captivité, « parce qu’ils ont régularisé leur situation lorsqu’ils ont été avisés par les agents de protection ».

Pas de demande de permis

Entre-temps, la pétition lancée au début d’octobre par la Roxtonaise pour obtenir un permis spécial lui permettant de retrouver la garde de Mémé avait cumulé 39 500 signatures en date de lundi. 

Or, bien que la famille ait requis les services de la célèbre avocate Anne-France Goldwater, elle n’a pas déposé de demande formelle pour obtenir un permis, a fait savoir le député de Johnson, André Lamontagne, qui dit suivre le dossier de près. 

La situation est d’autant plus complexe que, contrairement à la biche May dont les propriétaires avaient obtenu un permis de garde spécial, Mémé est un mâle, ajoute le caquiste. « Il semblerait que ce soit plus compliqué de le garder en captivité, notamment à cause des périodes de rut », explique le député. 

La Voix de l’Est a communiqué récemment avec les gardiens de Mémé. Contrairement à certaines informations qui circulent, l’animal, désormais la propriété du MFFPQ, se porte très bien, nous a-t-on confirmé.