« Je trouve ça tellement beau la solidarité, l’humanité que l’auberge a envers ses résidents », commente Jean-Philippe Perras, comédien et porte-parole de l’Auberge sous mon toit.
« Je trouve ça tellement beau la solidarité, l’humanité que l’auberge a envers ses résidents », commente Jean-Philippe Perras, comédien et porte-parole de l’Auberge sous mon toit.

Le courage de demander de l’aide

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Elle est encore bien peu connue au Québec, mais il existe bel et bien une Journée internationale des hommes. Elle a lieu le 19 novembre de chaque année depuis 1999, mais n’a pas été créée pour être le miroir de la Journée internationale des droits des femmes.

Cette journée vise à promouvoir des modèles positifs d’hommes, à réfléchir sur la santé des hommes sous tous ses aspects et à améliorer les relations entre les hommes et les femmes tout en poursuivant le travail pour l’égalité des sexes.

L’organisme granbyen Auberge sous mon toit, qui offre des services d’hébergement, d’encadrement et d’insertion sociale à des hommes contrevenants, en difficulté ou sans domicile fixe, soulignera cette journée dans la plus grande simplicité en raison de la pandémie de COVID-19. Les usagers pourront déguster café et beignes, des gâteries que certains d’entre eux ne peuvent généralement s’offrir.

Marie-Ève Théberge, directrice générale de l’Auberge sous mon toit

« Avec cette journée, on veut les féliciter et les remercier d’être venus chercher de l’aide auprès de l’Auberge », explique Marie-Ève Théberge, directrice générale de l’organisme.

Une journée pour réfléchir

Porte-parole de l’Auberge sous mon toit depuis quelques mois, l’acteur d’origine granbyenne Jean-Philippe Perras trouve important de prendre une journée pour réfléchir et se sensibiliser sur l’humain, sans entrer dans une compétition entre les hommes et les femmes.

« C’est sûr qu’il y a un historique sur la place de l’homme dans notre société, mais c’est important de se ramener à l’essentiel. On est tous humains. Je pense que c’est une journée qui peut apporter des nuances. »

Celui qui a donné vie au personnage de Raphaël, dans la série dramatique L’Heure bleue, rappelle qu’il est possible, en tant qu’homme, d’avoir des failles et d’être vulnérable. « Quand ils s’en vont à l’Auberge sous mon toit, ces hommes sont à bout de ressources. L’auberge est là pour les aider dans leur cheminement, à retrouver l’équilibre et leur place dans la société. Ça m’a beaucoup appelé, ça. »

Une auberge essentielle

Avec la pandémie, il réalise à quel point le rôle de l’Auberge sous mon toit est d’autant plus pertinent. « Tout le monde souffre psychologiquement, émotivement, financièrement, professionnellement. Ça a mis en lumière des problèmes de la société. »

Les services offerts peuvent outiller les usagers pour un retour réussi dans leur milieu. « Dès que tu y entres, on cible tes problèmes, tes besoins, tes manques, puis on t’outille pour que tu réintègres la société. Ils ne t’abandonneront jamais. Je trouve ça tellement beau la solidarité, l’humanité que l’auberge a envers ses résidents. »

D’ailleurs, l’Auberge sous mon toit a développé un volet post-hébergement afin d’être présente auprès de ses usagers même après leur séjour. « On ne veut pas qu’ils retombent dans leurs vieux styles de vie et on sait qu’ils ne reviendront pas nécessairement par peur ou par honte d’avoir rechuté », expose Mme Théberge.