« Je me vois mal entrer dans le bureau de la greffière pour lui dire quand tenir un registre », a affirmé le maire de Sutton, Michel Lafrance. « C’est son travail de s’en occuper. »

Le conseil de Sutton ne se mêlera pas des dates des registres

Le conseil municipal de Sutton ne choisira pas les dates des registres. Ce travail incombe à la greffière de la municipalité, soutient le maire Michel Lafrance.

« Je me vois mal entrer dans le bureau de la greffière pour lui dire quand tenir un registre », a affirmé M. Lafrance. « C’est son travail de s’en occuper », a-t-il dit.

Des citoyens s’insurgent que la Ville tiendra un registre vendredi sur un emprunt de 1 316 670 $ pour acquérir des véhicules et des équipements pour son département des travaux publics. Ils préféreraient que la Ville organise cette consultation un samedi afin que les résidents non permanents puissent y participer.

L’administration municipale essuie de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux en lien avec ce registre. Des citoyens ont demandé au maire pourquoi la greffière a décidé que le registre allait se tenir vendredi et pourquoi cette décision n’a pas été prise par le conseil. Il s’est informé auprès du ministère des Affaires municipales pour connaître la latitude des élus à intervenir en ce sens. La réponse du ministère lui confirme que ce n’est pas le rôle des élus.

Le courriel reçu de la part d’un fonctionnaire renvoie M. Lafrance à l’article 535 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités. On y lit dans le premier paragraphe que « Le greffier ou secrétaire-trésorier fixe chaque jour et endroit où le registre sera accessible aux personnes habiles à voter (...). »

M. Lafrance n’a pas voulu nous donner une copie du courriel. Il doit effectuer des vérifications pour déterminer s’il peut le rendre public.

La Ville de Sutton prend déjà en considération ses résidents non permanents lorsqu’elle organise des registres les vendredis, a fait valoir le directeur général Pierre Largy. « On a plusieurs de nos résidents saisonniers qui arrivent le vendredi après-midi. On voit que le village se remplit », a-t-il indiqué.

D’autres villes de la région, qui ont elles aussi beaucoup de résidents non permanents, comme Bromont et Lac-Brome, tiennent des registres les lundis et les mercredis, a souligné M. Largy. « On tente de trouver des compromis. Mais on s’aperçoit que nos résidents non permanents ne participent pas beaucoup aux registres. »

Matières organiques
Le règlement d’emprunt permettra à la Ville de remplacer son camion utilisé pour les collectes des déchets et de recyclage. Le véhicule date de 2010, mais affiche près de 300 000 kilomètres au compteur. Coût d’achat : 304 465 $.

Le véhicule a atteint sa fin de vie utile, soutient M. Largy. Il s’est souvent retrouvé à l’atelier mécanique ces derniers mois. Ces bris ont contraint la Ville à louer un camion similaire à un tarif hebdomadaire de 1400 $, a-t-il expliqué.

La conseillère Patricia Lefebvre a suggéré que la Ville se tourne plutôt du côté privé pour assurer le service de collecte et de transport de ces matières. Surtout, a-t-elle dit en entrevue, qu’une troisième collecte s’ajoutera cet automne pour les matières organiques. Elle pense que des économies sont possibles.

L’élue estime aussi qu’il serait préférable que Sutton n’envoie pas ces matières organiques à la plateforme de compostage de la Régie à Cowansville, mais qu’elle les revalorise sur place. Le transport créera des gaz à effet de serre, signale-t-elle.