La directrice des finances et trésorière de Cowansville, Josée Tassé, a présenté les détails du budget de 2019 aux médias, lundi matin.

Le compte de taxes quasi inchangé à Cowansville

Les Cowansvillois recevront en janvier un compte de taxes pratiquement similaire à celui de 2018. Le taux de taxation demeure le même pour toutes les catégories d’immeubles et seule la tarification pour les collectes d’ordures, de matières recyclables ou organiques connait une légère hausse.

Les tarifs pour ces trois collectes seront en réalité réunis et leur total sera de 16 $ plus élevé qu’en 2018. La méthode de tarification sera revue en 2019 pour s’ajuster à la troisième voie, celle du compostage, explique Josée Tassé, directrice des finances et trésorière, qui a présenté le budget aux médias lundi matin avant son adoption par le conseil lors de la séance extraordinaire tenue en soirée. En plus de l’ajout du compostage, la Ville réalise elle-même les trois collectes et fournit bacs et conteneurs depuis la faillite de Récupération 2000.

« Les commerces et industries, dès qu’ils avaient des conteneurs, devaient appeler un fournisseur privé pour la cueillette de leurs ordures, mentionne-t-elle. Cette année, la Ville prend la charge de la cueillette des ordures de commerçants. On va les tarifer suivant le principe d’utilisateur-payeur. Ça aussi, ce sont des données qu’on ne connait pas. Ça va être une année de transition. »

En 2020, ces éléments seront plus clairs pour les prévisions budgétaires.

Le taux de taxation demeure quant à lui à 0,94 $ par 100 $ d’évaluation pour le résidentiel et à 0,96 $ par 100 $ d’évaluation pour les immeubles de six logis et plus. La taxe reste à 2,35 $ par tranche de 100 $ pour les immeubles non résidentiels, à 2,40 $ pour les immeubles industriels et 0,94 $ pour les immeubles agricoles et terrains vacants desservis.

Le propriétaire d’une maison moyenne de 211 000 $ recevra un compte de taxes de 2450,50 $.

« C’est notre deuxième année avec un taux de taxation qui ne bouge pas, souligne la mairesse Sylvie Beauregard. On est content de ce budget-là. C’est sûr que l’équipe travaille fort à essayer de mener à terme nos projets sans que les citoyens soient affectés financièrement. Je pense que c’est une belle réussite de présenter un budget comme ça aujourd’hui. »

Fait à noter, le crédit de dégrèvement pour locaux vacants dans les immeubles non résidentiels a été aboli par la Ville de Cowansville pour 2019. Ce crédit permettait aux propriétaires d’avoir un retour d’argent et représentait une dépense d’environ 25 000 $ pour Cowansville.

Grosse année

Des revenus d’un peu plus de 24 M $, soit une augmentation de 4,38 %, et des dépenses de près de 21 M $, représentant une hausse de 2,77 %, sont prévus pour 2019. La Ville réserve 3,4 M $ pour le remboursement de la dette à long terme. Celle-ci est estimée à 35,75 M $ pour 2018, dont 5,8 M $ sont des subventions attendues de la part des gouvernements.

Le conseil municipal souhaite diminuer l’ampleur de la dette en empruntant moins que les remboursements de capital, mais il faudra attendre 2020 pour la mise sur pied de cette stratégie.

« Pour le PTI, on a des urgences, des travaux qu’on n’a pas le choix de faire en 2019 », indique la mairesse.

Le plan triennal d’immobilisation 2019-2020-2021 prévoit donc des dépenses importantes pour les douze prochains mois et sera plus conservateur les deux années suivantes.

Les travaux urgents concernent plusieurs infrastructures, dont les digues Mitch-Bédard et Bull. Un million de dollars sont prévus pour les corrections à apporter. « La digue Mitch-Bédard, il faut la rehausser un peu, peut-être lui mettre un muret en béton, expose le directeur général de Cowansville, Claude Lalonde. Les digues Bull, à Brigham, c’est un peu la même chose et il y a possiblement de l’enrochement à refaire pour s’assurer de la stabilité des digues. Ça fait suite à des études dictées par la Loi sur les barrages selon la contenance des réservoirs. »

Les digues Bull sont toujours la propriété de Cowansville, même si elles se trouvent à Brigham, puisque l’étang Bull était le bassin d’eau potable de la municipalité avant que le lac Davignon le remplace à la fin des années 60, raconte M. Lalonde.

Aréna et rues

Il y aura également la réfection du chemin Fordyce, de la rue Albert et du rang St-Joseph, dont le coût des travaux, estimé à 1,9 M $, sera subventionné à la hauteur de 75 %. Des travaux de pavage sont prévus sur le rang St-Joseph et la rue Albert. Des ponceaux seront changés sur la rue Albert et les fissures seront scellées sur le chemin Fordyce. Une autre enveloppe de 375 000 $ est prévue pour prolonger les égouts et l’aqueduc sur la rue Albert afin de boucler le réseau d’un des parcs industriels de Cowansville.

L’aréna et l’usine d’épuration auront eux aussi droit à un rafraichissement. Dans le cas de l’aréna, il est question de remplacer le gaz de refroidissement pour répondre aux normes gouvernementales. « On en profitera pour être plus performant en ce qui concerne la climatisation et le chauffage, évoque M. Lalonde. La chaleur qu’on évacue à l’extérieur, on va être capable de la récupérer pour chauffer les gradins. »

Une subvention de 380 000 $ sur la facture de 1,3 M $ est attendue.

Quant à l’usine d’épuration, le bâtiment doit être mis à niveau et la technologie optimisée pour une somme de près de 2 M $.

Les travaux au parc Centre-ville se poursuivent. Un abri pour un marché avec toilettes et eau chaude est dans les cartons.

La politique de développement durable sera quant à elle présentée en janvier et les premières actions devraient être entreprises dans les mois suivants.