À la surprise générale, près d’une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel et se sont rendues à la salle des chevaliers de Colomb à Saint-Césaire.

Le comité de relance de l'aréna de Saint-Césaire mobilise ses troupes

Le comité de relance de l’aréna de Saint-Césaire ne lâche pas le morceau. Plus de 14 mois après la fermeture définitive de l’aréna Guy-Nadeau, les bénévoles interpellent la population pour mettre de la pression sur les élus.

« Si on avait l’impression que la population ne voulait pas d’aréna, on aurait lâché prise, mais là ce n’est pas le cas. Il y a beaucoup de citoyens qui nous appellent. Ce soir on leur dit que c’est aux élus qu’ils doivent s’adresser », expliquait Sylvain Letourneau en après-midi jeudi.

Comme ses huit camarades qui forment le noyau du comité de relance de l’aréna de Saint-Césaire , M. Létourneau remet en doute le « courage politique » des élus et estime que les démarches municipales ne sont pas assez dynamiques.

Pour mettre la pression sur le conseil municipal, le comité souhaite impliquer un plus grand nombre de citoyens et a convoqué quelques personnes gravitant dans l’univers du hockey de la MRC. À la surprise générale, près d’une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel et se sont rendues à la salle des chevaliers de Colomb à Saint-Césaire.

Pression

En août dernier, le projet de construction du nouvel aréna a été refusé par le ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports qui offrait un programme de subvention couvrant la moitié des coûts et infrastructures. Depuis, le comité accuse la Ville d’être inactive.

« Je pense que c’est pas un programme où le dossier est accepté tout de suite. Il faudra probablement essayer deux ou trois », soutient Sylvain Letourneau.

Comme il est discuté depuis quelques mois, la municipalité devrait investir plus de 2 millions de dollars dans le projet évalué à 7,2 millions par les bénévoles. Le comité de relance propose quant à lui d’aller chercher un million supplémentaire dans la communauté d’affaires locale.

« On veut vendre de la visibilité aux entreprises qui voudraient s’engager pour quelques milliers de dollars sur plusieurs années. Si quelqu’un est prêt à payer, on pourrait même vendre le nom de l’aréna, mais on ne sait pas ce que ça vaut et on veut passer par une firme de communications pour avoir les vrais chiffres », explique l’homme d’affaires Ghislain Côté, lui aussi membre du comité de relance.

M. Côté évalue l’opération à 35 000 $ dont 20 000 $ pour l’étude à elle seule. Il affirme que son comité a déjà demandé au conseil municipal de s’engager et qu’il a essuyé un refus des élus. Une seconde demande aurait été déposée en début de semaine et une réponse devrait être donnée lors de la prochaine assemblée du conseil, mardi prochain.

Dans ce cas, la Ville financerait directement l’étude plutôt que de subventionner le comité comme le prévoyait le premier scénario.

Pour le comité, il s’agit d’une étape préalable, avec la mobilisation citoyenne, à la continuité des démarches.

Et le temps presse, puisque selon des informations que Ghislain Côté soutient détenir du député Pierre Breton, un programme de subvention incluant les trois paliers de gouvernement serait ouvert dès janvier.

En attendant, des pétitions ont commencé à circuler et le comité de relance invite les citoyens à interpeler les élus sur le dossier de l’aréna dès la prochaine assemblée.

« Il ne faut pas laisser traîner ça parce qu’on va tous développer nos habitudes d’aller à la patinoire à Marieville et le projet d’une glace à Saint-Césaire sera tout simplement oublié », prévient Ghislain Côté.