Michael Drolet, président du club Kiwanis de Granby

Le club Kiwanis amorce un grand virage

Le club Kiwanis de Granby­ veut changer de visage. Lancé à Granby en 1939 grâce à Horace Boivin­, ce club visant à aider les gens qui en ont besoin bat de l’aile depuis quelques années.

Dernièrement, des séances d’informations ont eu lieu afin d’attirer de nouveaux membres. « Le membership est vieillissant. On voulait du renouveau », souligne Michael Drolet, président du club Kiwanis de Granby. 

« On est en train d’appeler ça le Kiwanis 2.0 parce qu’initialement c’était un club avec des anglophones. J’ai début cinquantaine et je suis le plus jeune avec David (Delorme). Les autres sont des retraités anglophones. On est en train de disparaître. »

Le virage vers les francophones est en cours de réalisation, mais on cherche aussi à attirer des jeunes adultes prêts à s’investir dans la cause et des gens d’affaires. « On veut aider les jeunes de 0 à 17 ans qui sont dans le besoin. » Par contre, la mission est plutôt large. 

Du camp de vacances au défibrillateur

Il y a une vingtaine d’années, le club a amassé les fonds nécessaires à l’achat de quatre défibrillateurs cardiaques pour en munir les ambulances de Granby. Plus récemment, il a investi dans le démarrage de jardins communautaires et pour le jardin de plantes indigènes de la Ferme héritage Miner. Le club travaille également avec l’Association de la colonie de vacances de Granby pour permettre à des jeunes défavorisés ou malades de passer du temps dans un camp de vacances. 

M. Drolet donne aussi en exemple le financement qui a été offert au Cercle des fermières pour le projet « Les petits cœurs chauds », qui permet à des jeunes vivant en famille d’accueil d’avoir un objet bien à eux, soit une doudou.

Le club Kiwanis de Granby a aussi été le principal bailleur de fonds de la chambre blanche au Cégep de Granby dédiée à la stimulation des enfants autistes. 

Au goût du jour

Malgré toutes ces implications sociales, le club Kiwanis de Granby demeure dans l’ombre et peu connu auprès des plus jeunes générations. « On a été trop discret », reconnaît le président du club.

Avec l’arrivée de nouveaux membres viendront de nouvelles idées. Loin de lui l’idée d’imposer de vieilles façons de faire, assure Michael Drolet. « On veut un club au goût du jour, avec des projets et des œuvres qu’on va aider qui vont être au goût des membres. »

De nouveaux bénévoles amèneront certainement de nouvelles idées pour collecter des fonds.

Une soirée d’information est prévue en janvier. L’appui moral des députés Pierre Breton et François Bonnardel, représentés par leurs adjoints, a été transmis lors d’une rencontre tenue mardi soir. Les membres du conseil municipal de Granby n’avaient alors pu être présents.