Alain Lemieux invite les personnes intéressées par le chemin de Compostelle à une soirée-conférence où cinq pèlerins raconteront leur voyage.

Le chemin de Compostelle en cinq temps

Le pôle de Granby de l’Association du Québec à Compostelle invite la population à une soirée-conférence où cinq pèlerins raconteront leur voyage sur le chemin de Compostelle, le 15 novembre, au centre Jean-Paul-Régimbal, à Granby.

La soirée vise à démontrer que cette aventure est ouverte à presque n’importe qui, selon le responsable de la région de Granby pour la section estrienne de l’association, Alain Lemieux.

Cinq des vingt-cinq marcheurs qui ont reçu au printemps leur credencial — un carnet du pèlerin tamponné par les propriétaires des gîtes où ils dorment — témoigneront de ce qu’ils ont vécu. Ils auront chacun vingt minutes pour partager leur expérience et montrer quelques photos.

« Quand les gens racontent leur voyage, tu peux prendre des notes sur les différents chemins. Ça aide pour faire son choix de chemin. »

M. Lemieux a lui-même parcouru deux tracés différents dans les dernières années. La première fois qu’il s’y est rendu, il avait préparé son voyage pendant cinq ans. En 2011, il partait trois mois pour parcourir 1600 km en France et en Espagne.

Quatre ans d’avance

« Il a fallu que j’en parle à mon patron quatre ans d’avance. J’ai accumulé des semaines de vacances. Sur trois mois, je pense que j’ai eu seulement deux semaines sans solde. C’est la minorité qui part trois mois. Souvent les gens se choisissent une section et partent trois semaines. Je suis reparti en 2014. À ce moment-là, j’avais moins de temps. J’ai fait une section de trois semaines avec une de mes filles. Il faut se mettre une date, s’informer parce que les gens bien informés ont moins de problèmes sur le chemin. »

Il donne en exemple la composition du sac à dos qui est toujours trop lourd. Théoriquement, il doit peser 10 % du poids de la personne.

Il en parle encore comme si c’était hier. Un tel voyage marque une vie. L’horaire d’une journée sur le chemin de Compostelle est assez simple. Après le déjeuner, le pèlerin marche jusqu’au prochain village, où il pourra laver ses vêtements et dormir dans un gîte communal ou tout autre hébergement.

Ce n’est cependant pas fait pour tout le monde.

« Il y en a qui craquent devant tant de liberté. On est dans un monde qui va vite. La plupart oublient tout au bout d’une journée, mais il y en a que cette liberté [angoisse]. Il faut être prêt mentalement. Les gens sont laissés à eux-mêmes. Il y a un genre de stress difficile à expliquer. Tous les jours, tu ne sais pas ce que tu vas voir, ce que tu vas manger, où tu vas dormir, si tu vas avoir des problèmes physiques. Le premier conseil est d’y aller un jour à la fois. »

La soirée-conférence du 15 novembre, qui se tiendra de 19 h à 21 h 30 au centre Jean-Paul-Régimbal à Granby, permettra à tous ceux intéressés par ce pèlerinage, religieux ou non, d’en apprendre plus et d’entendre plusieurs histoires.

L’Association du Québec à Compostelle fête ses vingt ans, un anniversaire qui sera souligné en 2019. Des activités se tiennent régulièrement pour aider des gens à planifier leur aventure sur le chemin de Compostelle.