Le nouveau centre aquatique de la ville de Granby n’ouvrira pas ses portes en septembre, tel qu’avancé par le maire Bonin en juin dernier.
Le nouveau centre aquatique de la ville de Granby n’ouvrira pas ses portes en septembre, tel qu’avancé par le maire Bonin en juin dernier.

Le chantier du centre aquatique à Granby s’éternise

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Les baigneurs et citoyens impatients de découvrir le nouveau centre aquatique de Granby devront continuer à prendre leur mal en patience. L’endroit ne sera pas ouvert au public en septembre, tel qu’annoncé. Un nouveau délai est à prévoir, affirme le maire Pascal Bonin.

«C’est un chantier, on va se le dire, compliqué. On est à l’étape de la prise de possession, où l’entrepreneur nous remet le bâtiment. En ce moment, le dossier est entre les mains des avocats des deux parties. Il y a des déficiences et des choses à régler», explique-t-il.

Selon le maire, la session d’activités automnales au nouveau centre aquatique Desjardins, situé rue Léon-Harmel, est ainsi «peu probable».

La piscine Miner continuera à accueillir les baigneurs, sur réservation et sur présentation d’une carte-loisirs valide, alors que la capacité d’accueil de l’endroit a été révisée à la baisse, soit à 45 baigneurs à la fois, dans le contexte de la pandémie.

Le conseil municipal de Granby a d’ailleurs modifié la réglementation de façon à ce que la gratuité à la piscine Miner s’applique jusqu’au 23 décembre prochain.

Par ailleurs, la démolition de la piscine Miner était à l’agenda à l’automne, soit après l’ouverture du centre aquatique. Mais un délai sera vraisemblablement ajouté au contrat déjà accordé à l’entreprise Bertrand Ostiguy, au terme d’un appel d’offres.

Relations difficiles

«Je tiens à donner à la population un nouveau centre aquatique dont tout le monde est fier, durable, où la majorité, sinon la totalité des choses est réglée. Mais je peux déjà dire que les citoyens seront sous le charme quand ils vont entrer dans le centre aquatique. C’est un grand wow», dit Pascal Bonin.

Selon lui, les déficiences à corriger représentent une série d’éléments. Mais ce n’est rien de majeur qui affecterait, par exemple, la structure du bâtiment.

Reste qu’il y aurait encore environ trois mois de travaux à faire avant d’ouvrir l’endroit à la population, avance le maire Bonin.

«Tant qu’il (l’entrepreneur) ne nous le (bâtiment) donne pas et qu’on ne s’entend pas sur la liste de déficiences d’un côté et de l’autre, on n’en prend pas possession et ça retarde tout. (...) Il n’est pas question pour moi de couper les coins ronds et de livrer à la population quelque chose dont le conseil ne sera pas fier à long terme», fait-il valoir.

Pascal Bonin affirme en outre que les relations avec l’entrepreneur, le Groupe TEQ de Montréal, se sont révélées «extrêmement difficiles». Le chantier, qui entraîne des coûts de 33 millions $, a été lancé en 2017. Les travaux ont avancé lentement, de sorte que l’ouverture, prévue initialement à l’automne 2019, a déjà été repoussée à plusieurs reprises.

La COVID n’a pas aidé, mais elle n’est pas responsable de tout, dit le maire. «C’est un chantier difficile. Point», laisse-t-il tomber.

Coûts

Dans les circonstances, des coûts supplémentaires seront à prévoir.

«C’est toujours l’interprétation d’un et l’autre, avait souligné le directeur du bureau de projets à la Ville, Daniel Surprenant, en entrevue en décembre dernier. Mais quand on va arriver à la fin, ça va être plus facile de s’asseoir et de voir, par exemple, combien de temps a nécessité tel changement, etc. Mais pour nous, la majorité du retard est dû à l’entrepreneur.»

Des coûts supplémentaires de 1,1 million $, qui représentent 4 % de la facture du projet, ont néanmoins été entérinés par les élus à ce jour.

Les gouvernements provincial et fédéral y vont d’une contribution conjointe de 20,5 millions $. L’endroit portera en outre le nom de Desjardins en vertu d’un partenariat de 500 000 $ sur 10 ans conclu avec la Ville.

Il n’a pas été possible d’obtenir les commentaires du Groupe TEQ mardi.