Le chantier de mise à niveau du barrage du lac Boivin, au centre-ville de Granby, accuse du retard. Le nouvel ouvrage sera vraisemblablement mis en service en février, selon Daniel Surprenant.

Le chantier du barrage du lac Boivin accuse du retard

L’imposant chantier de mise à niveau du barrage du lac Boivin, à Granby, a pris du retard. La mise en service du nouveau barrage était prévue pour la période des Fêtes, mais elle ne surviendra vraisemblablement pas avant le mois de février, a affirmé mercredi le directeur du Bureau de projets à la Ville, Daniel Surprenant.

« L’installation des vannes est un peu plus complexe que prévu. L’entrepreneur a besoin d’un petit peu plus de temps. Et le temps des Fêtes arrive », fait valoir M. Surprenant en soulignant que le chantier s’arrêtera pour une période de deux semaines à compter du 22 décembre.  

Lancé au début de l’automne, le chantier en est un d’envergure. Le barrage, d’une largeur de 42 mètres, ne répondait plus à certaines exigences gouvernementales. La capacité d’évacuation de l’ouvrage était insuffisante et son ancrage inadéquat, avait souligné l’ingénieur et chargé de projets à la Ville, Manuel Cabana, lors d’une visite du chantier en novembre. Le barrage a ainsi été démoli et reconstruit au cours des derniers mois. 

La révision de l’échéancier n’entraîne aucune problématique particulière, assure Daniel Surprenant. « Tout est normal pour nous. C’est juste plus long. Ça ne nous cause pas de préjudice. On ne manque pas d’eau », dit-il. 

Le flot de la rivière a temporairement été détourné dans un étroit canal de dérivation. 

Conditions

Le directeur du Bureau de projets souligne que les travaux ont pu se dérouler rondement jusqu’à maintenant. La météo a été plutôt favorable. Mais les nouvelles conditions hivernales ont eu pour effet de ralentir un tant soit peu le rythme du chantier au cours des derniers jours. 

Il était déjà prévu que certains travaux d’aménagement resteront à compléter au printemps. Détail : la nouvelle vanne à bascule qui sera mise en place sur le barrage a été produite par l’entreprise granbyenne Mecan-Hydro. 

L’espace de travail restreint aura représenté un défi dans ce projet qui entraîne une facture de 4,3 M$, avant taxes, et dont 83 % des coûts admissibles sont assumés par le Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU). La piste cyclable a même dû être déplacée.

Pour l’heure, rien n’indique que le retard observé sur le chantier entraînera des coûts supplémentaires, avance Daniel Surprenant.