Afin de soutenir l’effervescence commerciale au centre-ville, les élus de Granby ont ajouté 500 000 $ à l’enveloppe allouée au programme de subventions pour attirer de nouveaux commerces dans les locaux vacants.

Le centre-ville de Granby encore plus alléchant pour les nouveaux commerces

Afin de soutenir l’effervescence commerciale au centre-ville, les élus de Granby ont décidé d’ajouter 500 000 $ à l’enveloppe allouée au programme de subventions pour attirer de nouveaux commerces dans les locaux vacants.

Cela a ainsi fait grimper à 800 000 $ la somme consacrée à ce programme, lancé l’an dernier. Certains nouveaux commerçants en ont déjà profité, d’autres souhaiteraient le faire. « On avait déjà 186 000 $ de demandes pendantes. Beaucoup de commerces vont arriver. On voit qu’il y a un engouement. Et on voulait continuer », a déclaré le maire, Pascal Bonin, aux médias lundi soir, au terme de la séance du conseil municipal.

Concrètement, le programme de la Ville permet l’octroi d’une subvention au loyer pour les locataires ou les propriétaires occupants de locaux commerciaux. Celle-ci est équivalente à une année de loyer pour un bail de trois ans et plus.

Le mois dernier, le conseiller en développement chez Commerce Tourisme Granby région (CTGR), Egide Blanchard, a relevé que l’ouverture de 19 nouveaux commerces, dont 12 au centre-ville, a été confirmée depuis le début de l’année. Il a du même souffle avancé que, selon lui, le nombre total d’ouvertures devrait grimper à 30 d’ici la fin de l’année.

« Avec ce qu’on vient de faire ce soir [lundi], on vient de s’assurer qu’à la fin des travaux du centre-ville en 2022, ça va être plein. C’est un beau succès que le conseil municipal obtient avec ce programme », a déclaré Pascal Bonin, en faisant référence au projet de réaménagement du cœur commercial qui se déploiera en trois phases sur autant d’années, entre les mois d’août et novembre, à compter de l’an prochain. Les travaux devraient engendrer des coûts estimés entre 20 et 25 millions $.

Dernière chance

Selon le maire, environ 50 % des sommes accordées à ce jour en vertu du programme l’ont été pour des commerces qui ont pignon sur la rue Principale. L’autre portion a été allouée à des commerces situés « en périphérie ». « C’est excellent », laisse-t-il tomber.

Pascal Bonin précise par ailleurs que le budget du programme ne sera plus revu à la hausse. Une fois l’enveloppe de 800 000 $ épuisée, le programme sera terminé, dit-il. « C’est la dernière chance pour les commerçants », fait-il valoir.

Egide Blanchard de CTGR a laissé entendre que l’arrivée de nouveaux joueurs au centre-ville, comme Louis’ Pub, le comptoir à tartares Küto ou Malga dans les locaux où logeait la Papeterie Laliberté, devrait être accompagnée d’autres nouveaux venus. Selon lui, un autre grand local du centre-ville notamment devrait reprendre vie : celui qui a tour à tour accueilli les magasins Avril et Rachelle-Béry. « Le dossier est par mal réglé. On travaille ça avec un client. L’intérêt est mutuel. On doit juste trouver le franchisé. Ce qui est bien aussi, c’est que c’est un locataire qui va attirer du monde », a-t-il affirmé.

Achalandage

Si le programme de subvention fait mouche, il ne fait toutefois pas le bonheur de certains commerçants qui ont déjà pignon sur rue depuis longtemps et qui appréhendent le chantier du centre-ville.

Quelques-uns d’entre eux ont exprimé le souhait d’avoir aussi droit à une aide financière, dans le cadre des travaux, lors de la dernière rencontre à laquelle les commerçants avaient été conviés par la Ville le mois dernier.

« Il y en a qui disent que la rue Principale est morte et qu’il n’y a rien qui se passe. Là, on agit et il y en a d’autres qui critiquent. Il y a toujours quelqu’un pour nous critiquer. Mais ça ne change rien à la vision du conseil municipal par rapport au centre-ville », réagit le maire.

« L’achalandage supplémentaire, ce n’est pas rien. Je ne peux pas croire que quelqu’un qui va bénéficier de 30, 40 ou 50 % plus d’achalandage va être perdant. On peut toujours niveler par le bas en disant : je n’en ai pas, donc tu n’en auras pas. Mais je ne pense pas que c’est ce qui fait avancer la Ville », ajoute-t-il.

Bref, Pascal Bonin est convaincu que l’ensemble des commerçants y trouveront leur compte. « On est dans une poussée commerciale très intéressante, alors que le commerce de détail chute. Ici, on est en croissance. Ça doit être parce qu’on fait quelque chose de bien », laisse-t-il tomber.