Les citoyens de Granby étaient nombreux à l’hôtel de ville de Granby lundi soir, alors qu’ils étaient de nouveau admis dans la salle du conseil.
Les citoyens de Granby étaient nombreux à l’hôtel de ville de Granby lundi soir, alors qu’ils étaient de nouveau admis dans la salle du conseil.

Le centre de dépistage de la COVID-19 doit être à Granby, estiment les élus

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le centre de dépistage de la COVID-19 devrait se trouver à Granby, plutôt qu’à Bromont, estiment les élus de Granby. Ils ont adopté une résolution en ce sens lundi soir, lors de la séance ordinaire du conseil municipal.

« La Ville de Granby demande au CIUSSS-Estrie de revoir sa décision et de maintenir la clinique de dépistage à Granby », est-il relevé dans la résolution adoptée.

« C’est illogique d’envoyer 70 000 personnes dans une ville de 10 000 habitants. Il y a deux villes-centres en Estrie. Ce sont Sherbrooke et Granby », a fait valoir le maire, Pascal Bonin aux médias au terme de la séance.

Dans cette optique, le maire estime que la décision, prise en juillet dernier, de regrouper les activités de dépistage de la COVID à Bromont « est illogique ».

À LIRE AUSSI: Les cliniques de dépistage de Granby et Cowansville déménagent à Bromont

Parce que les locaux n’étaient plus disponibles, le centre désigné de dépistage de Granby, installé au Cégep, et la clinique désignée d’évaluation de Cowansville ont fermé leurs portes à la fin juillet. Les services sont, depuis ce moment, regroupés au 50, chemin de Gaspé, à Bromont.

« On respecte les citoyens de Bromont. Mais on est quand même sept fois plus nombreux qu’eux », fait valoir M. Bonin.

Ce dernier affirme par ailleurs avoir fait part de la position des élus de Granby au président-directeur général du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Stéphane Tremblay.

La question des espaces potentiels ne serait pas un enjeu, selon le maire. Celui-ci affirme avoir offert « gratuitement » au CIUSSS de l’Estrie d’aménager le centre de dépistage dans le pavillon Roger-Bédard — aussi surnommé le chalet des patineurs— au parc Daniel-Johnson.

« On m’a répondu que les choses peuvent parfois changer vite. Dr Tremblay a montré une belle oreille. C’est quelqu’un avec qui je travaille depuis longtemps. Je le fais d’une façon respectueuse. Mais je demande que pour les 70 000 citoyens et la deuxième ville-centre en Estrie, on ait un centre de dépistage. Ils peuvent garder celui de Bromont. Ce n’est pas Bromont contre Granby. (...) C’est juste que ce n’est pas normal de faire voyager 70 000 personnes vers une ville de 10 000 habitants », estime Pascal Bonin.

Salle comble

Les citoyens de Granby étaient par ailleurs nombreux à l’hôtel de ville lundi soir, alors qu’ils pouvaient, pour la première fois depuis le début de la pandémie, assister physiquement à la séance.

La limite d’accueil de 22 personnes, fixée de façon à ce que les règles sanitaires soient respectées, a d’ailleurs été rapidement atteinte.

Ne pouvant entrer dans la salle du conseil, certains Granbyens ont, semble-t-il, choisi de rebrousser chemin, tandis que d’autres ont patienté jusqu’à ce que des citoyens quittent durant la séance pour pouvoir prendre leur place.

C’est entre autres le cas de Richard Dubé et de Jacques Parent, qui assistent régulièrement aux séances du conseil. Comme les citoyens se font habituellement peu nombreux, ils ne croyaient pas que cette première rencontre devant public serait si courue. Tous deux se sont dits « agréablement surpris », bien que déçus de ne pouvoir entrer rapidement.

La première période de questions s’est d’ailleurs étirée sur environ 75 minutes, alors qu’elle est, en principe, limitée à 30 minutes. La plupart des interventions ont été réalisées au micro, alors que seulement deux questions ont été adressées par courriel.