«On veut se rendre éligible pour des projets de recherche», dit le directeur général du Cégep de Granby, Yvan O’Connor.

Le Cégep de Granby met le cap sur la recherche

Le réinvestissement en éducation permet au Cégep de Granby de regarnir ses troupes et de pousser davantage différents secteurs, dont la recherche.

Québec a annoncé, en mai dernier, l’injection de 33,5 M $ dans le réseau collégial public, une somme qui s’ajoute aux 31,5 M $ annoncés au dernier budget.

« Là, on a de l’air, indique le directeur général du Cégep de Granby, Yvan O’Connor. On a subi beaucoup de coupures ces dernières années. »

Le collège a ainsi embauché une direction adjointe supplémentaire à la direction des études. Comme l’ancien détenteur du poste, David Pilon, quitte pour le Cégep de Saint-Hyacinthe, cette modification a permis le recrutement de deux nouvelles personnes.

Il s’agit de Samia Plante, qui coordonnait le programme de Techniques d’éducation spécialisée à Granby, et Denis Roussel, qui travaillait de son côté à la direction des études au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Samia Plante

De nouveaux venus qui ne seront pas de trop pour tout ce que le Cégep veut faire, dit M. O’Connor. D’abord, développer la recherche. « On veut se rendre éligible pour des projets », dit le DG. L’établissement en mène déjà quelques-uns au niveau de la recherche, dont en sciences humaines et en physique.

La bonification des apprentissages en milieu de travail et le développement du volet international sont aussi dans la mire de la direction. Cela signifie d’augmenter le nombre d’élèves qui vivent des expériences à l’étranger et de recevoir davantage d’étudiants provenant de l’extérieur du pays.

« Les universités ont des bureaux dédiés qu’à ça, mais nous, on n’en a pas », souligne le DG du Cégep de Granby.

Denis Roussel

Plan d’action numérique

La direction des études décidera de ce qu’elle fait d’une autre somme, offerte cette fois-ci en vertu du nouveau Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur. Un montant de 441 000 $ est alloué au Cégep cette année. Cette somme pourrait servir, par exemple, à l’embauche de conseillers pédagogiques ou à l’acquisition d’équipement servant à accompagner les enseignants.

« Ce sont de bonnes nouvelles, mais il faut bien gérer », résume Yvan O’Connor.

Finalement, accroître la réussite scolaire est bien entendu au menu de la direction de l’établissement. « On veut voir où on a des faiblesses et trouver des solutions communes pour augmenter la réussite, dit le DG. On regarde les bonnes pratiques pour voir si ça peut s’appliquer à nous. »

Il mentionne qu’aujourd’hui, il n’y a « plus de cohorte » dans les cégeps, puisque « tous les étudiants sont différents ». Les élèves à besoins particuliers, notamment, sont de plus en plus nombreux, d’où l’importance d’adopter des mesures afin de favoriser la réussite scolaire.