Le Carrousel de la GRC était en spectacle à Brome, samedi soir.

Le Carrousel de la GRC en spectacle à l'Expo de Brome

Vêtus de leurs costumes rouges et trônant sur leurs montures noires, d’emblématiques cavaliers de la GRC étaient en spectacle sur le site de l’Expo de Brome, samedi. Il s’agissait des membres du Carrousel de la GRC, qui se produit un peu partout au Canada.

Un premier spectacle avait été donné devant près de 1000 élèves vendredi, mais le Carrousel a décidé de rester une journée de plus, profitant des installations permanentes du site pour s’entraîner et offrir une deuxième prestation, samedi à 18 h.

Le Carrousel de la GRC en était à son troisième passage à Brome, après 2002 puis 2012. Le groupe avait une nouvelle fois accepté l’invitation de la Société d’agriculture du comté de Brome. 

« L’Expo de Brome a comme mandat principal de promouvoir la découverte et le transfert d’informations au niveau du monde agricole, souligne Lee Patterson, porte-parole de l’organisme. Les chevaux font aussi partie du monde agricole. »

L’objectif était avant tout d’offrir une expérience intéressante aux enfants de la région dans le cadre d’une sortie scolaire et de leur montrer ce que peut réussir à faire un cheval bien entraîné.

Vingt-huit des trente-deux cavaliers du Carrousel de la GRC étaient donc sur place pour montrer différentes figures et exercices chorégraphiés.

Des chiens ont également fait une démonstration d’agilité, vendredi, et diverses activités pour les jeunes étaient proposées. Maxence Parrot en était l’invité d’honneur. 

La tournée est entièrement bénévole et les frais demandés à l’entrée sont remis à un organisme, dans ce cas-ci la Société d’agriculture du comté de Brome. Les fonds amassés avec les billets d’entrée serviront à payer une partie des frais des activités connexes. 

Samedi, le docteur Robert Pincott, qui a exercé la médecine familiale dans Brome-Missisquoi pendant 35 ans, était l’invité d’honneur et une soirée dansante avec The Bounty Hunters a terminé la journée.

« Pour l’Expo de Brome, ça fait connaître le site à ceux qui ne viennent pas normalement, ajoute M. Patterson. On fait cette activité pour redonner à la communauté. »

Expérience unique

La gendarme Catherine Ouellet en est à sa deuxième saison au sein du Carrousel de la GRC. Forte de son expérience et de son amour pour les chevaux, la jeune femme rêvait de faire partie de ce groupe. 

« J’ai toujours eu un intérêt pour les chevaux et j’étais impressionnée par les spectacles que j’avais vus à la télé. Ça fait partie du patrimoine canadien et de notre histoire. Et c’est toujours positif. »

Depuis deux ans, elle travaille à temps plein avec ses collègues. L’hiver, ils s’entraînent à l’intérieur avec les chevaux. 

Au début de l’année, « on commence à créer notre lien avec notre cheval. Cette année, je trouve que j’ai un lien vraiment particulier avec le mien, confie-t-elle. C’est sa première année avec nous. Il s’appelle Kofi, il a six ans. C’est son premier voyage, à Brome. On est tous les deux un peu nerveux. Vendredi, il y avait beaucoup de gens, plusieurs enfants et Kofi ressentait beaucoup d’excitation. Je le sentais à travers son corps, il vibrait. C’était le fun de le voir interagir avec les enfants. »

Sa longue carrière commence. Le cheval le plus âgé a 19 ans, mais en moyenne, ils prennent leur retraite à 15 ou 16 ans.

Long processus

Comme pour les Snowbirds, qui font des spectacles aériens, n’entre pas au Carrousel qui veut. Si le Carrousel allume des étoiles dans les yeux de bien des policiers, et puisqu’ils sont des milliers à en rêver, une rotation des cavaliers se fait aux deux ans pour permettre au plus grand nombre de représenter le pays de cette façon.

« C’est unique et ce n’est pas pour tout le monde, souligne la constable Ouellet. Ça prend un minimum de deux ans d’expérience à la GRC pour postuler, explique la cavalière. Après une première sélection, on va à Ottawa en janvier pour un cours d’équitation de base de cinq semaines. Si tu es recommandé, tu y retournes en juin pour un cours intermédiaire d’équitation de six mois. » 

C’est ensuite que les cavaliers sont choisis. Mais ils doivent aussi avoir de bonnes aptitudes sociales puisque l’équipe se côtoie quotidiennement et voyage ensemble. Chacun doit de plus pouvoir interagir avec le public. « Il faut avoir une attitude positive. »

La tournée du Carrousel permet d’amasser des fonds pour des OBNL. En 2018, 812 000 $ ont été amassés durant l’été. Cette année, le Carrousel sera de passage dans une cinquantaine de villes du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta, des Territoires du Nord-Ouest ainsi que dans les États américains du Kentucky et du Massachusetts.

La gendarme Ouellet en a profité pour inviter les policiers et les jeunes diplômés à rejoindre la GRC, qui a 1300 postes à pourvoir.