Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les unités d’habitation accessoires, qui ont des allures de mini-maisons, seront permises pour une utilisation estivale dans le secteur sud du camping Aztec. La Ville de Granby a entrepris de modifier la réglementation municipale en ce sens.
Les unités d’habitation accessoires, qui ont des allures de mini-maisons, seront permises pour une utilisation estivale dans le secteur sud du camping Aztec. La Ville de Granby a entrepris de modifier la réglementation municipale en ce sens.

Le camping Aztec est autorisé à poursuivre son projet de «mini-maisons»

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Les unités d’habitation accessoires, qui ont des allures de mini-maisons, seront permises pour une utilisation estivale dans un secteur délimité du camping Aztec, soit le secteur sud. La Ville de Granby a entrepris de modifier la réglementation municipale en ce sens.

Bien qu’elle soit acceptée à certaines conditions par les élus granbyens, la demande du propriétaire du camping, autrefois connu sous les noms d’Estrival et de Tropicana, n’a toutefois pas fait l’unanimité au sein du comité consultatif d’urbanisme (CCU). Celui-ci s’est penché au préalable sur le dossier.

Trois des huit membres du CCU ont voté contre la demande qui s’inscrit dans le cadre du règlement portant sur les projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI).

Ceux qui s’y sont opposés craignent que les unités d’habitation accessoires «soient utilisées durant toute l’année ou comme résidence permanente», est-il relevé dans le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie. Ils considèrent en outre que «l’architecture des bâtiments pourrait être améliorée et que l’aménagement des terrains n’est pas adéquat».

Le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Benoit Carbonneau, précise cependant que la réglementation municipale actuelle interdit déjà au propriétaire du camping d’opérer sur une base annuelle le secteur où se trouveront les nouvelles installations. «C’est très bien respecté à l’heure actuelle», dit-il.

Révision dans trois ans

Parce que l’aménagement de six unités d’habitation estivales avait été lancé l’automne dernier sans avoir l’autorisation nécessaire, la Ville de Granby avait acheminé une mise en demeure aux responsables du projet afin que la situation soit régularisée. Avec la demande de modification réglementaire en cours, les bâtiments déjà en place deviendront conformes et leur aménagement sera encadré.

Seulement quatre modèles et couleurs d’unités d’habitation estivales, dont la superficie varie entre 13 et 38 mètres carrés, seront ainsi autorisés, selon le PPCMOI présenté lors de l’adoption récente d’un premier projet de résolution.

Détail important: ces unités, aux allures de mini-maisons, sont destinées à la vente.

Elles seront chacune installées sur un lot qui pourra accueillir, selon un plan préétabli, une remise de 9,5 mètres carrés, un pavillon de jardin d’une superficie maximale de 16 mètres carrés, une aire de feu et un espace de stationnement pour un véhicule récréatif, est-il détaillé dans le sommaire décisionnel.

Quelque 90 lots sont ainsi prévus de part et d’autre de la rue Lise pour ce projet. Celui-ci serait piloté par l’Association de condominiums Aztec, pour laquelle le propriétaire du camping, Jean-Guy Sylvain, a dit, l’automne dernier, agir à titre de représentant.

La Ville de Granby accorde en outre un délai de trois ans pour la réalisation du projet. «On voulait avoir une vue sur le projet dans trois ans et voir si les besoins ont changé. On va se pencher à nouveau sur le projet à ce moment-là. On ne voulait pas donner un go pour une période trop longue», souligne Benoit Carbonneau.

Consultation écrite

Dans le cadre de l’adoption du PPCMOI, la Ville de Granby tiendra une consultation écrite du 20 février au 7 mars. Les citoyens peuvent ainsi faire part de leurs commentaires ou questions, notamment par le biais de la boîte courriel questions@granby.ca.

S’il y a lieu, les réactions seront transmises aux élus lors de l’adoption du second projet de règlement à l’occasion de la séance du conseil municipal du 22 mars prochain. Les citoyens concernés pourront aussi demander la tenue d’un registre du 27 mars au 4 avril. Si tel est le cas et qu’un nombre suffisant de signatures devait être recueilli à l’étape du registre, un référendum de secteur pourrait être tenu. Si, à l’opposé, aucune demande de registre n’est déposée, l’adoption du règlement suivra son cours.

Dans la foulée de la mise en demeure acheminée l’automne dernier par la Ville pour la réalisation des travaux d’aménagement sans permis, un constat d’infraction devrait par ailleurs être donné au cours des prochaines semaines, confirme Benoit Carbonneau. Le montant de l’amende n’est pas précisé pour le moment.