Patricia Lefèvre, directrice du Parc d’environnement naturel de Sutton, est à la recherche de financement pour permettre­ aux jeunes de camper une nuit durant leur camp nature.

Le camp nature du PENS ouvert tout l'été

Le camp de jour en nature du Parc d’environnement naturel de Sutton (PENS) continue à grandir. Étendant ses activités pour la première fois sur sept semaines cet été, le PENS proposera également aux enfants un dodo en forêt qui se fera désormais en camping sauvage.

La directrice Patricia Lefèvre confirme que l’organisme est prêt à augmenter la cadence. « On s’est rendu à quatre semaines l’an dernier [...]. Là, on saute le pas et on y va pour tout l’été, sauf les semaines de la construction parce qu’il y a moins de demandes. Depuis la première fois qu’on l’a fait, on a toujours été complet et on a toujours refusé des gens. Il y a certainement une demande pour ça. »

L’été prochain sera la sixième année du camp nature, une activité qui avait commencé tout petit.

« Les parents à Sutton n’avaient plus de camp de jour durant la dernière semaine des grandes vacances d’été. Ça s’est décidé la veille, les enfants ont adoré ça », raconte Mme Lefèvre.

Nuit à la belle étoile
Les exigences des nouveaux propriétaires de Mont Sutton étant plus élevées, le PENS a dû renoncer à l’utilisation du chalet appartenant à la station de ski — l’organisme l’utilisait pour faire dormir les enfants durant la dernière nuit de leur camp nature. Huttopia permettra cependant aux enfants de s’installer sur leur site, dans une clairière, pour la nuit. Ce changement dans l’organisation du camp nécessitera donc des investissements pour acheter les équipements de camping.

La majorité des enfants devront amener leur sac de couchage. Le PENS souhaite quant à lui fournir trois grosses tentes pour regrouper la vingtaine d’enfants, en plus d’un abri pour cuisiner, des réchauds, quelques hamacs et des tapis de sol.

« On évalue que les coûts se situeront entre 4500 $ et 5000 $ pour aménager la clairière, comme niveler le sol et s’équiper, explique la directrice. Au pire, on est capable de piger dans notre fonds de réserve, mais chaque fois qu’on pige dedans, ça nous fragilise. Ce n’est pas sain pour une organisation de ne pas avoir de réserve. On a approché plusieurs donateurs et commanditaires potentiels, mais il n’y a rien de canné encore. On lance plusieurs lignes à l’eau. »

Une de ces lignes correspond à une demande de bourse de 2500 $ à la Ruche Québec, une plateforme de financement participatif de proximité. « Il faut aller cliquer “J’aime” sur le projet, sur le site de la Ruche. C’est pour la bourse d’initiative en entrepreneuriat collectif. Si les gens veulent nous appuyer, ça serait super apprécié. »

Il reste moins de 18 jours avant la fin de la campagne.

Tous sont les bienvenus
Le camp nature fonctionne à la semaine. Ce sont des activités sur quatre jours ou quatre jours et demi si l’enfant dort en nature dans la nuit du jeudi au vendredi. Un maximum de vingt enfants est permis par semaine afin d’assurer un encadrement adéquat avec les moniteurs. Les prix peuvent d’ailleurs être adaptés pour permettre aux enfants de familles à bas revenu de participer.

« Autre élément que je trouve touchant, c’est qu’on a eu des enfants qui avaient un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ; ils ne fonctionnaient pas très bien à l’école, mais ils allaient super bien dans le camp. Le mix entre les TSA et les autres enfants fonctionne bien. On aimerait développer cet aspect pour l’avenir. »

Former la relève
Le PENS tentera également de monter un programme d’apprentis moniteurs afin de former la relève. Mme Lefèvre souligne que les compétences des moniteurs doivent être élevées pour éduquer les enfants sur la nature, tout en les animant dans un cadre sécuritaire.

« Le fait d’être en milieu naturel, ce n’est pas la même chose que d’être dans un camp de jour normal. »