Alina Laverrière, présidente du syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY).
Alina Laverrière, présidente du syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY).

Le calendrier scolaire bousculé par le confinement entourant Noël

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Alors que le gouvernement Legault a annoncé une série de changements au calendrier scolaire avant et après le congé des Fêtes, la présidente du syndicat des enseignants de la Haute-Yamaska (SEHY) émet plusieurs réserves quant au bon déroulement du plan dévoilé jeudi.

«On est dans un contexte où je ne suis pas certaine que ça va bien fonctionner et c’est pour cela que je reste prudente», a réagi Alina Laverrière, la présidente du SEHY. Si elle dit comprendre que le gouvernement doit s’ajuster selon l’évolution de la pandémie, elle déplore qu’on «construise l’avion en plein vol» et qu’il n’y ait pas davantage de préparation.

En point de presse, le premier ministre François Legault a expliqué que les classes en présence se termineront le mercredi 16 décembre, au lieu du mercredi 23 décembre dans les écoles du territoire du Centre de services scolaire de Val-des-Cerfs. Elles doivent reprendre le mardi 5 janvier au primaire et une semaine plus tard, le lundi 11 janvier, au secondaire. Les nouvelles journées de fermeture s’enseigneront à distance.

«Ça serait peut-être plaisant qu’on commence à prévoir les différents scénarios pour être capable de mieux réagir rapidement et ne pas se retrouver comme dans la situation actuelle, à plus ou moins un mois des vacances des Fêtes, à décider qu’on va procéder ainsi avec une histoire de quatre jours en enseignement à distance », affirme-t-elle.

Elle ajoute douter qu’«on arrive avec tout le matériel nécessaire, en place à la maison, pour qu’il y ait un enseignement à distance effectif», surtout pour les élèves du primaire qui nécessitent plus d’encadrement.

«Il va toujours rester des inquiétudes» 

Le premier ministre François Legault a insisté sur le fait que les nouvelles journées de fermeture ne s’agissaient pas vacances et que du travail serait donné aux élèves. Les enseignants devront entrer en contact quotidiennement avec leurs élèves par téléphone ou par vidéoconférence.

Bien qu’il reste encore quelques journées pédagogiques avant le congé des Fêtes pour s’assurer que les enseignants maîtrisent les outils pour faire du télé-enseignement, la présidente du SEHY estime que plusieurs de ses membres auront besoin de davantage de soutien.

«Il va toujours rester des inquiétudes à savoir si on est réellement prêts à se lancer là-dedans. On n’a pas le choix de faire avec la situation parce qu’on nous pitche dedans et on ne nous donne pas de temps», déplore-t-elle.

- Avec Le Soleil