Les copropriétaires du Café de la Brûlerie, Maxime Poulin et Lisa Auclair, viennent d’obtenir la certification carboneutre remise par l’entreprise LCL Environnement. Ils sont accompagnés de Stéphanie Taylor, directrice commerciale­.
Les copropriétaires du Café de la Brûlerie, Maxime Poulin et Lisa Auclair, viennent d’obtenir la certification carboneutre remise par l’entreprise LCL Environnement. Ils sont accompagnés de Stéphanie Taylor, directrice commerciale­.

Le Café de la Brûlerie un peu plus vert

Être carboneutre a la cote auprès des entreprises de la région. Le Café de la Brûlerie est la dernière en lice à avoir obtenu une telle certification, qui signifie que l’établissement a compensé ses émissions de dioxyde de carbone de la dernière année.

Pour la copropriétaire de l’établissement, Lisa Auclair, la démarche carboneutre était toute naturelle. « Je trouvais ça méga intéressant, car c’est extrêmement concret comme geste environnemental », explique-t-elle.

Le processus, qui couvre une année entière, vise à recenser toutes les activités de l’entreprise qui contribuent à l’émission de gaz à effet de serre. « On a calculé le gaz naturel utilisé, le carbone émis par notre torréfaction, l’énergie utilisée par notre système de réfrigération et notre voiture, énumère Mme Auclair. Ça a été une charge de travail somme toute assez raisonnable, surtout que le gros du travail a été fait par LCL [environnement, la firme granbyenne qui pilote la démarche]. »

Résultat : le restaurant brûlerie de la rue de la Gare a émis, en un an, 61,3 tonnes de gaz carbonique. Ce faisant, 439 arbres ont été plantés par l’organisme Carbone Boréal afin de compenser pour ces émissions.

À partir de ces informations, les dirigeants du Café de la Brûlerie sauront de quelles façons ils pourront réduire leur empreinte environnementale. « Notre but est d’améliorer nos processus et voir comment on peut émettre moins, reconnaît Mme Auclair. Ce n’est pas si simple de réduire nos émissions. C’est sûr que plus on vend de café, plus on produit de CO2. Mais déjà, on peut trouver une manière de diminuer l’utilisation de notre voiture. Nos outils de réfrigération pourraient aussi être remplacés par des équipements plus modernes. »

Devenir une entreprise carboneutre n’est qu’une nouvelle étape dans son parcours de bon citoyen corporatif pour le Café de la Brûlerie, qui amasse également des fonds pour la Fondation du Centre hospitalier de Granby par la vente du « Mélange qui fait du bien », de même que pour l’Association Granby pour la déficience intellectuelle et l’autisme avec la vente d’un calendrier sexy mettant en vedette douze employés masculins de l’entreprise.

« On trouve que c’est une manière de faire une publicité qui redonne. On fait parler de nous pour les bonnes raisons », insiste Mme Auclair.

Être vert a la cote

Le Café de la Brûlerie devient la troisième entreprise de Granby à obtenir la certification carboneutre décernée par LCL Environnement, après le Marmiton et IGA St-Pierre. Ces deux dernières ont permis, ensemble, la plantation de 1013 arbres pour compenser leur émission respective de 7,4 tonnes et de 134,4 tonnes de gaz carbonique au cours d’une année.

La Chambre de commerce Haute-Yamaska a également joint le mouvement l’an dernier. Les événements organisés par l’organisme sont en effet carboneutre, comme le tout dernier symposium Couleurs urbaines, qui a permis la plantation de 52 arbres en contrepartie des 3,6 tonnes de gaz carbonique générées par sa tenue.

Cinq autres entreprises ou organisations sont actuellement en train de réaliser leur démarche carboneutre, indique Stéphanie Taylor.

« On est en pleine effervescence, indique la directrice commerciale de la jeune entreprise granbyenne. Les gens prennent de plus en plus le virage vert et souhaitent en savoir davantage sur le processus de carboneutralité. Ils veulent connaître leur profil en tant que pollueur et savoir de quelles manières ils peuvent s’améliorer. »