Les fleurs sont une affaire de famille chez les Tremblay-Côté. Sur la photo, Daisy, David Côté, Marie-Lyne Tremblay, Daphné et Dahlia.
Les fleurs sont une affaire de famille chez les Tremblay-Côté. Sur la photo, Daisy, David Côté, Marie-Lyne Tremblay, Daphné et Dahlia.

Le bonheur est dans les fleurs aux Jardins Abbotsford

«Depuis que je suis toute jeune, je dis toujours que mon bonheur se trouve dans une fleur.» Marie-Lyne Tremblay a toujours nourri une vive passion pour les fleurs. Au cours des dernières années, elle s’amusait à semer des fleurs et à composer des bouquets, l’été venu, qui étaient vendus aux Jardins Abbotsford, le kiosque maraîcher de son conjoint, David Côté.

Depuis l’an dernier, elle a moins de temps à consacrer à la confection des bouquets. Mais plutôt que de mettre une croix sur sa parcelle fleurie, colorée par les zinnias, immortelles, gerberas et autres, elle a décidé de l’ouvrir à l’autocueillette.

Ceux qui le souhaitent sont ainsi invités à se présenter aux Jardins Abbotsford, route 112 à Saint-Paul-d’Abbotsford, pour y assembler leur propre bouquet avec les fleurs de leur choix, au coût de 10 $. Aucune limite sur le nombre de tiges récoltées, mais la gerbe doit tenir dans une main.

Si l’offre de bouquets fermiers tend à se multiplier depuis quelques années, notamment avec les fermes florales Floramama à Frelighsburg et Semis pour vous à Shefford, il est plus rare de pouvoir cueillir soi-même ses fleurs.

Les fleurs sont une affaire de famille chez les Tremblay-Côté.

Aux Jardins Abbotsford, cela s’ajoute à une large variété de fruits et légumes offerts en autocueillette. Dans une semaine, il sera par exemple possible de cueillir des cerises de terre. Ensuite, s’ajouteront tomates, concombres, melons d’eau, zucchinis d’automne et bleuets d’automne. «Ça fait un petit jardin diversifié et assez simple», lance David Côté.

Ce dernier affirme peaufiner son offre depuis quelques années. Cela répond, dit-il, à une partie de la clientèle qui aime avoir un contact avec la terre et aller aux champs.

Passion

Mais les fleurs, c’est vraiment le dada de sa conjointe, qui exploite aussi une ferme laitière. «C’est mon hobby, ma façon de décrocher de la surcharge de travail», lance-t-elle.

Une autre preuve que les fleurs occupent une place importante dans la famille, les trois fillettes du couple portent toutes trois un prénom fleuri: Daisy, Dahlia et Daphné.

La culture des fleurs est d’ailleurs une activité familiale. Marie-Lyne Tremblay prépare les semis printaniers de fleurs avec les enfants. Une quinzaine de variétés sont mises en terre.

«Il y en a que j’aime vraiment beaucoup, mais j’essaie toujours de nouvelles variétés chaque année. Je cherche aussi des graines qui peuvent être faciles à semer pour les enfants, donc pas trop petites», explique-t-elle.

L’espace alloué aux fleurs, non loin du kiosque maraîcher et facilement accessible, tend d’ailleurs à occuper de plus en plus de place.

Pour 10$, il est possible de composer un bouquet avec les fleurs de son choix. Aucune limite sur le nombre de tiges récoltées, mais le bouquet doit tenir dans une main.

Si l’autocueillette a démarré timidement l’été dernier, elle semble vouloir être plus populaire cette année, se réjouit Marie-Lyne Tremblay. L’activité devrait en principe être offerte jusqu’au premier gel, dit-elle.

Vers la mi-août, les glaïeuls devraient également s’ajouter aux fleurs qu’il est possible de cueillir. Mais une tarification différente pourrait s’appliquer, glisse l’horticultrice autodidacte.

Éventuellement, l’autocueillette de fines herbes pourrait aussi s’ajouter à l’offre des Jardins Abbotsford. Marie-Lyne Tremblay dit jongler avec l’idée d’intégrer du basilic, du persil, de la coriandre et autres aromates.