Anne Marie Comparot
La Voix de l'Est
Anne Marie Comparot
Plus les personnes s’engagent dans des actions environnementales, plus leur niveau de bonheur et de bien-être augmente­.
Plus les personnes s’engagent dans des actions environnementales, plus leur niveau de bonheur et de bien-être augmente­.

Le bonheur est dans le vert

CHRONIQUE / Poser des gestes écologiques rend heureux, selon une étude menée au Danemark en 2015 sur le bonheur durable*. Faire le choix d’aller à l’épicerie en vrac, essayer des articles zéro déchet, acheter des aliments de saison et locaux, consommer de manière responsable, moins utiliser la voiture, toutes ces actions améliorent la qualité de vie des êtres humains. Selon cette étude, plus les personnes s’engagent dans des actions environnementales, plus leur niveau de bonheur et de bien-être augmente.

On entend souvent que le bonheur est dans les petites choses de la vie. Voici quelques-uns de mes plaisirs quotidiens : aller à l’épicerie en vrac et choisir de bons produits pour ma santé et celle de la planète, m’approvisionner chez le boulanger du coin et faire un crochet par le producteur de légumes biologiques, cuisiner de façon créative un repas avec des restes et aller jouer avec mes enfants au parc sans prendre la voiture. Un autre de mes bonheurs secrets est de préparer mon bouillon maison à partir de la carcasse d’un poulet sain et d’épluchures de légumes bio.

Ainsi, adopter des comportements plus environnementaux nous donnerait une dose de valorisation et de satisfaction. Selon une autre étude sur le sujet**, « un nombre croissant de preuves font état d’un lien entre un comportement pro-environnemental ou durable et plusieurs conséquences positives sur le plan psychologique, dont le bonheur ».

Chacun de nous a le pouvoir de rendre le monde meilleur, et beaucoup plus qu’on le croit. Alors, on commence par quoi ? Je vous propose de découvrir les 3NJ. Cette abréviation nous rappelle quels sont les critères à ne pas oublier quand on s’apprête à acheter un produit. Les 3 NJ, c’est préférer des aliments : Nus (sans emballage), Non-loin (locaux), Naturels (non transformés pour notre santé !) et Justes (équitables).

Les 3 NJ m’aident concrètement à choisir mes produits quand j’hésite face à la multitude qui nous est offerte. Mais, de grâce, ne culpabilisez pas si un aliment ne rencontre pas tous les critères. Votre sentiment de bonheur serait alors anéanti.

Une fois la course des premiers jours de la rentrée derrière nous, je retrouve un peu de temps pour améliorer certains rouages de mon quotidien et si ça me rend heureuse en plus, moi je dis oui !

Nu (sans emballage) : Je passe par l’épicerie en vrac avec mes bocaux. Entre deux choix, je prends celui qui est le moins emballé. Je réutilise, en choisissant des contenants à usages multiples (dont les emballages en cire d’abeille).

Non loin : Je favorise l’achat de produits locaux en allant dans les marchés publics, en cultivant mon jardin ou en participant à un projet d’agriculture soutenue par la communauté. À l’épicerie, je recherche les étiquettes Aliments du Québec.

À l’épicerie, je recherche les étiquettes Aliments du Québec.

Naturel : J’achète des aliments frais, moins transformés et, autant que possible, certifiés biologiques.

Juste : J’achète auprès de compagnies respectueuses de l’environnement et des êtres humains. Je favorise les biens issus d’un commerce équitable.

Bien sûr, je suis loin d’être parfaite. Mon objectif afin d’augmenter ma cote bonheur : me procurer d’autres contenants réutilisables ou pellicules en cire d’abeille, pour les lunchs, afin de ne plus acheter de sacs ziploc en me disant que je vais les laver et les réutiliser. Ben non, ils finissent tous au recyclage ou à la poubelle.

*En 2015, le ministre de l’Écologie du Danemark a fait paraître une recherche intitulée « Sustainable Happiness : Why Waste Prevention May Lead to an Increase in Quality of Life » (« Bonheur durable : pourquoi la prévention des déchets peut conduire à une amélioration de la qualité de vie »)

** Victor Corral-Verdugo et al. « Happiness as Correlate of Sustainable Behaviour », 2011.