La députée Andréanne Larouche qualifie «d’arbitraires» ces frais dont héritent notamment les producteurs et transformateurs en alimentation du Québec, qui distribuent leurs produits par l’entremise de grandes chaînes.
La députée Andréanne Larouche qualifie «d’arbitraires» ces frais dont héritent notamment les producteurs et transformateurs en alimentation du Québec, qui distribuent leurs produits par l’entremise de grandes chaînes.

Le Bloc québécois interpelle le Bureau de la concurrence

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
La députée de Shefford Andréanne Larouche joint sa voix à ses collègues porte-parole du Bloc québécois en matière d’agriculture et d’agroalimentaire, Yves Perron, et en matière de développement économique régional, de l’entrepreneuriat et de l’industrie, Sébastien Lemire, afin d’exiger du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Navdeep Bains, qu’il mandate le Bureau de la concurrence pour étudier le phénomène des frais et pénalités imposés par les grands détaillants alimentaires à leurs fournisseurs.

Mme Larouche qualifie « d’arbitraires » ces frais dont héritent notamment les producteurs et transformateurs en alimentation du Québec, qui distribuent leurs produits par l’entremise de grandes chaînes.

Elle rappelle que les petits joueurs de l’agroalimentaire font déjà face à plusieurs répercussions de nature économique dans le cadre de la pandémie de la COVID-19. Le chantage économique auquel se livrent les détaillants en imposant de nouveaux frais à leurs fournisseurs « afin de partager la facture reliée à la rénovation des magasins ou à la construction de nouveaux centres de distribution à la fine pointe de la technologie » est inéquitable, ajoute l’élue.

« Il est facile pour les grandes chaînes de distribution de dire à un producteur: ou bien tu acceptes les conditions que je t’impose ou bien je m’approvisionne chez le voisin. Les producteurs et les transformateurs n’ont pas ce pouvoir de négociation et voient ainsi leurs marges de profits complètement annulées, ce qui est inconcevable », déclare-t-elle dans un communiqué.

La démarche du Bloc québécois s’inscrit en soutien au mouvement concerté de sept associations du secteur agroalimentaire et agricole en réaction à l’apparition de ces frais et pénalités, qui réclame la mise en place d’un code de bonnes pratiques à l’attention des grands détaillants.

« La Grande-Bretagne a réussi à imposer un tel code. Pourquoi ne pas s’en inspirer et demander une étude sur la distribution alimentaire au Bureau de la concurrence dans le but de proposer des conditions commerciales équitables entre les distributeurs, les transformateurs, les producteurs et les consommateurs ? », demande la députée de Shefford.