Yves Pronovost, à la basse et au chant, Michel Nadeau, au piano et au chant, Alain Tétreault, à la guitare, et Jean Patenaude, à la batterie et au chant, forment le Beau Gros Band.

Le Beau Gros Band revient sur scène le temps d'un spectacle-bénéfice

Le Beau Gros Band récidive. Avec les quatre accords qu’ils connaissent, leurs pas de danse inégaux et leur autodérision, le quatuor remonte sur les planches, cette fois au profit des fondations du Centre hospitalier de Granby (CHG) et de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP). Leur objectif : divertir, se divertir et amasser 36 000 $ pour des projets liés à la jeunesse.

Les membres du Beau Gros Band — Michel Nadeau, Yves Pronovost, Alain Tétreault et Jean Patenaude — ont effectué, après une pause de 17 ans, un retour fracassant en septembre 2016 au profit du Centre de prévention suicide de la Haute-Yamaska, d’Oasis santé mentale, de SÉPHYR et de la Fondation du Cégep de Granby. Tenu à Bromont, leur spectacle à guichet fermé avait permis d’amasser 25 000 $ pour ces organismes.

Voilà que, après plus d’un an à laisser la poussière s’accumuler sur leurs instruments, ils remettent ça. « De septembre 2016 à janvier dernier, on n’a jamais retouché aux instruments. On ne pratique jamais. »

Du moins, ils ne pratiquaient jamais. Ils doivent à nouveau délier leurs doigts et aiguiser leur sens du rythme, en plus d’apprendre vingt nouvelles chansons — dans un répertoire allant de Patrick Normand à AC/DC — qu’ils mettront, il va sans dire, à leur sauce.

Le groupe se targue d’être les plus mauvais musiciens au monde et ça fonctionne.

« Je viens des fondations — j’ai été DG de Leucan — et je sais que c’est tellement difficile d’amasser de l’argent aujourd’hui, affirme Michel Nadeau. Ce qui est difficile pour nous c’est d’apprendre les tounes parce qu’on ne sait pas jouer, mais on rit et on niaise tellement qu’on a du plaisir. Et vu qu’on connaît beaucoup de monde, les billets se vendent tout seuls, donc la partie de plate de l’événement, on n’a pas besoin de la faire. On est quatre adolescents de quarante-cinq ans à cinquante-quelques qui s’amusent dans un garage. C’est trois fois par semaine de rires intenses, quatre autres jours à pratiquer chacun chez nous pour être sûrs de connaître vingt tounes après les six mois de pratiques. »

Souper et spectacle
Le tout nouveau souper spectacle du Beau Gros Band, En vie à l’aréna/Live at the arena, se déroulera au centre sportif Léonard-Grondin le 16 juin, à compter de 18 h. Un souper précèdera le spectacle, qui promet de faciliter la digestion.

« C’est un gros happening. On est vraiment mauvais, mais c’est un mélange d’humour. C’est une collecte de fonds complètement différente de ce qui se fait normalement. Les gens s’en viennent se défouler. Dès qu’on entre sur la scène, on a une ovation debout. Les gens embarquent. C’est une exagération extrême de tout ! »

La sonorisation et l’éclairage, assurés par des professionnels, ajoutent à l’ambiance, tout comme les huit caméras qui projettent le spectacle sur deux écrans géants. « C’est comme un show rock… fait par des innocents. »

Il sera possible d’assister seulement au spectacle pour 40 $, ou avoir la totale pour un minimum de 75 $ par personne pour le 5 à 7, le souper et le spectacle. Une place près de la scène se monnaye, évidemment, et il est possible pour les gens d’affaires de se payer des tables.

Comme de nombreux commanditaires encouragent le groupe, une majeure partie des fonds ira aux deux fondations locales.