Luc Baillargeon Nadeau, géologue chargé de projet et responsable du développement durable chez LCL Environnement, a expliqué en quoi consiste la nouvelle certification carboneutre que l’entreprise a lancée.

LCL Environnement lance sa certification carboneutre

La certification carboneutre de LCL Environnement a été officiellement lancée, jeudi soir, en compagnie de gens d’affaires de la région. Développée par l’entreprise granbyenne, la certification est remise aux entreprises ou aux événements qui compensent leurs émissions de gaz à effet de serre en plantant des arbres avec un organisme certifié.

L’entreprise de la rue Cowie est l’une des seules au Québec à avoir créé une certification carboneutre.

Pour l’obtenir, LCL Environnement fait l’inventaire complet des émissions directes de CO2 de l’entreprise ou de l’événement. Pour une première certification, ce sont les émissions directes générées par l’entreprise qui sont regardées, c’est-à-dire qu’on exclut celles produites par les fournisseurs, un processus qui serait beaucoup plus complexe.

« Les normes disent qu’il faut considérer les émissions directes, ce que l’entreprise consomme pour ses activités, comme ses autos, son propane et l’électricité, note Luc Baillargeon Nadeau, géologue chargé de projet et responsable du développement durable chez LCL Environnement. Ensuite, on peut les aider à essayer de mieux guider leurs choix pour les émissions indirectes. Par exemple, UPS offre des livraisons carboneutres, alors d’utiliser ces services-là au lieu d’un autre peut déjà avoir un impact. »

D’année en année, l’inventaire peut être bonifié pour aller plus loin.

Le rapport produit dévoile, en tonnes, la quantité de CO2 à compenser par la plantation d’arbres avec un organisme certifié ISO, Carbone Boréale, basée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les arbres sont d’ailleurs plantés au nord de cette région.

« L’organisme est très sérieux et s’assure que les gaz qui ont été émis sont vraiment captés par les arbres, souligne le géologue. Le CO2, c’est global. Il y a tellement de courants dans l’air que, si j’émets ici et que je plante en Afrique, ça va avoir le même impact climatique. »

LCL Environnement tente de trouver d’autres organismes du genre qui répondent aux normes ISO afin d’offrir plus d’options à leur clientèle.

Il n’y a pas que la plantation d’arbres qui peut être faite. Le rapport propose aussi des recommandations. La prise de conscience qui se fait avec l’analyse des émissions de gaz à effet de serre peut ainsi mener à des solutions qui seront économiques.

« On regarde c’est quoi les émissions principales et ce qu’il y aura plus d’impact, expose M. Baillargeon Nadeau. Une entreprise qui a des représentants sur la route, si elle remplace son parc de voitures à essence pour des voitures électriques, elle pourrait diminuer ses émissions de 30 %, par exemple. Ça veut dire que ses dépenses en essence vont être réduites de vraiment beaucoup. Il y a des économies de ce côté-là à faire. »

La certification a également l’avantage non négligeable de compenser les gaz à effet de serre émis, ajoute-t-il.

Jusqu’à présent, le traiteur Le Marmiton est la première et seule entreprise à avoir obtenu sa certification, en excluant LCL Environnement qui fait l’exercice pour ses propres dépenses en hydrocarbures. La propriétaire du Marmiton, Jo-Annie Côté, a déboursé 1000 $ pour les services de LCL Environnement et 250 $ pour la plantation de 53 arbres. La certification pour les entreprises est renouvelable chaque année.

En quelques mois, la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska aura quant à elle organisé quatre événements carboneutres. Certains d’entre eux ont déjà eu lieu.