Simon Garon-Gravel et sa conjointe ont acquis un autobus scolaire il y a deux ans pour le reconvertir en VR pouvant transporter leurs motocross.
Simon Garon-Gravel et sa conjointe ont acquis un autobus scolaire il y a deux ans pour le reconvertir en VR pouvant transporter leurs motocross.

La van life à portée de main [PHOTOS]

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Alors que plusieurs décident de délaisser leurs maisons pour embrasser la van fife (vie de van), Simon Garon-Gravel a décidé de mettre en vente sa «MX Scolie», un autobus scolaire qu’il a entièrement reconverti en VR habitable et autonome.

L’homme d’Acton Vale a annoncé sur Facebook qu’il mettait en vente son autobus baptisé MX Scolie (School Bus Life) acquis avec sa conjointe, Karolann Berger, il y a deux ans.

«On l’a acheté pour faire des courses de motocross et participer au Challenge Québec Motocross. Avant, on avait une roulotte et un camion, mais on voulait quelque chose où on fait juste embarquer, mettre la clé et partir aux courses.»

Ainsi, il y a deux ans, ils ont passé tout l’hiver à aménager l’intérieur et à l’équiper d’une toilette, d’une douche, de bancs, d’une cuisinière, etc. Fonctionnant à la génératrice et au gaz, il est possible d’«aller n’importe où, dit M. Garon-Gravel. Tu es complètement autonome.» L’autobus n’est cependant pas isolé à 100% pour l’hiver.

Simon et sa conjointe l’ont principalement utilisé pour les courses de motocross, mais en ont également profité pour faire quelques séjours de camping.

«Certains campings n’acceptent que les roulottes, d’autres acceptent ces types d’autobus. Il faut voir avec chaque emplacement.»

Non sans une certaine tristesse, Simon a décidé de vendre MX Scolie pour se consacrer à sa nouvelle entreprise en construction, ainsi les fonds amassés par la vente serviraient à son démarrage et à l’achat d’outils.

Ils ont passé tout l’hiver à aménager l’intérieur et à l’équiper d’une toilette, d’une douche, de bancs, d’une cuisinière, etc.

Popularité croissante

Le mouvement de la «vie de van» et les modes de vie alternatifs prennent de plus en plus d’ampleur au Québec. Quelques magazines et séries télévisées en ont fait leur sujet principal, notamment la série La belle vie avec Go-Van.

Simon Garon-Gravel, bien que conscient des avantages d’un tel mode de vie, ne s’explique pas la cause exacte de cet engouement. «Peut-être que c’est en raison des réseaux sociaux, qui popularisent ça, et des gens qui voyagent et publient de belles photos qui donnent le goût de voyager... Aucune idée!»

Mobile à moindres coûts

Vivre dans un tel autobus permet également d’éviter les coûts d’une maison, d’une hypothèque et des taxes, poursuit M. Garon-Gravel. «Et une maison, tu ne peux pas vraiment l’amener ailleurs!»

Le Valois n’exclut pas l’idée d’acquérir un futur autobus ou une van plus grande, avec de plus hauts plafonds, dans laquelle il ne ferait pas un garage, mais un salon.

«Ce n’est pas tout le monde qui a les compétences de rénover un autobus en VR. Il faut faire la plomberie, l’électricité, la charpente, les finitions. C’est un peu comme construire une maison. La personne qui va l’acheter aura déjà tout ça de fait! C’est une bonne idée pour quelqu’un qui voudrait voyager dans l’ouest.»

L’Ouest est d’ailleurs un projet estival 2021 pour Simon et sa conjointe, advenant que leur MX Scolie ne se vende pas...

Celui-ci est à vendre au coût de 25 000$ négociable.