«Tout ce que vous faites doit être décuplé par quatre, cinq, six!» lançait le formateur Michel Lamarre.

L’art d’être mascotte

Les préparatifs de la prochaine Fête des mascottes vont bon train. Ils étaient une quarantaine de jeunes à écouter avec sérieux le formateur Michel Lamarre, vendredi, lors d’une séance d’information destinée à recruter ceux qui deviendront les futures mascottes. Être mascotte est un art difficile et exigeant, mais qui s’apprend.

« C’est un tout art d’être une mascotte », lance Marc Pacanowski de l’organisme La grande gourmandise, qui sera chargé cette année de l’organisation de la Fête des mascottes. Ce dernier était présent vendredi dernier au sous-sol de l’église Sainte-Famille lors de la première séance d’information et de formation prévue pour les jeunes entre 13 et 18 ans intéressés à devenir une mascotte lors de l’événement.

Avec deux collaborateurs, M. Pacanowski scrutait le groupe d’une quarantaine de volontaires qui venaient assister à la séance d’information donnée par Michel Lamarre, un passionné impliqué depuis de longues années.

« Être mascotte, c’est un rôle sérieux. On regarde comment ils réagissent aussi bien du point de vue de bouger, de s’exprimer, leurs comportement, de voir comment ils agissent entre eux », explique Marc Pacanowski. 

Beaucoup de théâtre, un peu de danse et de mime... Les jeunes qui enfileront les costumes de mascottes du 18 au 22 juillet prochain tiendront un rôle particulièrement important. Dans le succès de l’événement, d’une part, mais aussi dans la réaction des enfants qui viendront à leur rencontre.

« Des belles histoires, il y en a vraiment beaucoup dans le domaine, expliquait le formateur Michel Lamarre au groupe. J’ai connu une fille qui a fait la même mascotte pendant quatre ans et que des parents d’un enfant qu’elle avait rencontré sont venus lui porter des fleurs chez elle pour la remercier. »

Certains bénévoles reviennent année après année, même si tous ne sont pas à l’aise à l’intérieur du costume.

Mouvements décuplés

La formation, qui s’est étirée sur plus de trois heures, portait autant sur la façon d’enfiler l’imposant costume que sur la façon d’interagir à l’intérieur. 

« Tout ce que vous faites doit être décuplé par quatre, cinq, six ! » lançait Michel Lamarre en faisant des grands gestes.

« Il n’y a rien qui doit être fait à la légère. Si vous êtes un chien, vous devez avoir un comportement de chien. »

Au total, les organisateurs de la Fête auront besoin d’une centaine de bénévoles. Une cinquantaine de mascottes devront être animées et aidées de chefs d’équipes en plus des bénévoles affectés à l’animation ou aux brigades vertes. 

« Ça nous prend beaucoup de bénévoles, mais on ne se forcera pas à prendre quelqu’un et on ne forcera pas non plus les gens pour qu’ils participent », soutient M. Pacanowski. Si certains jeunes semblaient réticents au début de la rencontre, plusieurs étaient enthousiastes à faire de l’animation sur le terrain le jour J. 

« Il y a une jeune fille de quinze ans qui est venue hier avec son amie. Elle me disait “je veux pas le faire, je veux pas le faire”. Elle a quand même assisté et à la fin elle voulait le faire », expliquait Marc Pacanowski. 

Une autre séance d’information est prévue pour la semaine prochaine. Les adolescents entre 13 et 18 ans qui souhaitent y participer peuvent s’inscrire en remplissant un formulaire sur le site web de la Fête des mascottes. Le lancement officiel de l’événement devrait avoir lieu d’ici une dizaine de jours.