L'instigatrice de l'événement Un saut pour la vie, Luce Maillet, en compagnie de Georges Laraque qui a sauté pour la cause, samedi, à l'école de parachutisme Nouvel Air.

Laraque a eu la piqûre dès son premier saut

Sachant que Georges Laraque a livré des dizaines de combats sur la glace durant sa carrière, il est difficile d'imaginer que l'ancien homme fort de la LNH a peur de quoi que ce soit.
Du haut de de ses 6'3'', il admet pourtant qu'il a longtemps craint les hauteurs. «Je ne fais aucun manège à La Ronde. Les montagnes russes, je suis incapable d'embarquer là-dedans», confie-t-il en riant.
C'est d'ailleurs dans l'objectif de surmonter sa peur qu'il a décidé d'effectuer son premier saut en parachute l'an dernier à l'école Nouvel Air de Farnham.
«La première fois, avant de sauter, je m'accrochais après l'avion, se rappelle-t-il. Je ne voulais pas sauter, mais j'étais attaché à quelqu'un et je n'ai pas vraiment eu le choix. Quand j'ai atterri à terre, j'ai attrapé tout de suite la piqûre. J'ai suivi mon cours pour sauter tout seul peu de temps après.»
Malgré ses réticences à se lancer dans le vide, il souligne que l'expérience a tout de même été moins effrayante que prévu.
«Je voulais faire ça pour combattre ma peur, mais ce n'est pas exactement la même chose. Quand je ne vois pas le sol, je n'ai pas le vertige. La sensation au coeur que tu as en montagnes russes, tu n'as pas ça en parachute.»
Un an plus tard, il est déjà rendu à son 40e saut, en plus d'être devenu le porte-parole de l'école Nouvel Air.
«Je peux même sauter en groupe de cinq ou six et faire des formations dans les airs maintenant. Mais ici, les plus expérimentés ont de 10 000 à 20 000 sauts à leur actif. Ils font partie des meilleurs au monde. Moi, je suis encore recrue», nuance en riant l'ancien joueur de la NHL.