Jean-François Langlois-Curadeau a plaidé coupable aux chefs de menace, de voies de fait et de voies de fait causant des lésions. Il avait participé à la bagarre qui a mal tourné, le 3 mai dernier dans la rue Brébeuf, Granby.

Langlois-Curadeau et Paulin plaident coupable

Marc-Antoine Paulin et Jean-François Langlois-Curadeau ont plaidé coupable, vendredi après-midi, à trois des cinq chefs d’accusation qui pesaient contre eux. Les deux Granbyens de 19 ans ont été arrêtés le 3 mai dernier après avoir été impliqués dans une bagarre survenue dans la rue Brébeuf, près de la rue Principale, et durant laquelle un homme de 37 ans a été poignardé.

Ils ont chacun prononcé le mot « coupable » à trois reprises devant le juge Conrad Chapdelaine, qui était en visioconférence à partir de Sherbrooke, aux chefs de menace envers Miguel Perreault et de voies de fait armées et de voies de fait causant des légions envers Richard Jutras.

Les chefs de complot et de possession d’une arme dans un dessein dangereux font l’objet d’un arrêt conditionnel.

« On va rencontrer un agent de probation pour avoir un portrait de son profil complet et de ce qu’il prévoit pour l’avenir pour nous donner une meilleure idée sur la sentence appropriée à lui donner », a indiqué à La Voix de l’Est Me Claudie Marmet, de la Couronne, au sujet de Marc-Antoine Paulin, demeuré détenu.

Le rapport présententiel sera remis au juge au début d’octobre. Il se pourrait que Richard Jutras, qui a reçu un coup de couteau au torse qui a failli lui coûter la vie, témoigne durant les plaidoiries sur sentence.

Le même processus s’enclenchera à la fin octobre pour Jean-François Langlois-Curadeau qui, même s’il a recouvré sa liberté le temps des procédures judiciaires, est en maison de thérapie pour traiter ses problèmes de toxicomanie.

Une conversation qui dégénère
Dans la nuit du 3 mai dernier, une conversation sur l’application de messagerie de Facebook a lieu entre les profils de MM. Langlois-Curadeau et Perreault. Le premier est le colocataire de Paulin, qui participe lui aussi à l’échange empreint de haine, dont un verbatim dans l’exposé conjoint des faits signé par les deux parties et rendu disponible au public.

Les voix des deux accusés sont entendues sur des messages audio envoyés sur Messenger et durant lesquels des menaces sont proférées. Deux mineurs, J.P. et J.L., coaccusés dans le dossier, sont aussi à cet appartement de la rue Racine et participeront plus tard à la bagarre.

Miguel Perreault, quant à lui, est en compagnie d’un ami. Richard Jutras et sa fille se rendent également chez lui pendant l’échange, mais ils ne connaissent pas les deux accusés dans cette affaire.

MM. Paulin et Langlois-Curadeau font pression pour que les deux groupes règlent leur différend dans un secteur isolé, à l’occurrence derrière le restaurant Chez Trudeau, ce que finit par accepter M. Perreault.

Bâton de baseball et couteau
Sur place, J.P. a un bâton de baseball entre les mains et en voyant l’arme contondante, la fille de Richard Jutras et Miguel Perreault prennent la fuite. C’est alors que le quatuor s’en prend à M. Jutras et à l’ami de M. Perreault.

Selon l’exposé des faits, M. Jutras a réussi à esquiver le coup de bâton, mais a reçu un coup de couteau en même temps, qui aurait été asséné par J.L..

Devant la tournure de la situation, les quatre accusés se sauvent également.

L’état de M. Jutras a laissé craindre pour sa vie. Sa fille et des passants l’ont aidé et ont appelé les secours.

Plus tard dans la journée, un véhicule a été intercepté. Les deux mineurs et M. Paulin y prenaient place. Le couteau de cuisine utilisé dans la bagarre a également été retrouvé dans la voiture. Une perquisition menée dans l’appartement de la rue Racine a permis d’arrêter M. Langlois-Curadeau.

Avant cette affaire, les deux jeunes hommes n’avaient pas d’antécédent criminel comme adulte. M. Paulin est représenté par Me Pascale Gauthier. Me Rachel Bernatchez représente quant à elle M. Langlois-Curadeau.

M. Paulin avait fait les manchettes, en 2012, pour avoir été brûlé sur 65 % de son corps après avoir été aspergé d’essence puis allumé à la suite d’un « jeu » qui a mal tourné.

La Voix de l’Est n’a pu confirmer les plaidoyers enregistrés par les deux mineurs en chambre de la jeunesse.