Le Granbyen Jean-François Bérard participera au tournoi de qualification du Challenger qui débute aujourd'hui aux Tennis Saint-Luc. Il tentera alors d'accéder au tableau principal de la compétition pour une quatrième fois en carrière.

Lancement de la 19e édition du challenger de GRANBY : Bérard tente à nouveau sa chance

Le Granbyen Jean-François Bérard a participé à chacune des éditions du Challenger Banque Nationale de Granby depuis les débuts de l'événement. Même s'il célébrera ses 40 ans cette année, il compte poursuivre la tradition, alors qu'il sera de nouveau de la partie pour la 19e édition qui s'amorce aujourd'hui sur les terrains des Tennis St-Luc, avec les qualifications. «Je le fais parce que j'ai toujours du fun à y participer et je pense avoir encore le calibre pour jouer. C'est super plaisant de pouvoir disputer un challenger, mais c'est sûr qu'à mon âge, je n'ai plus exactement les mêmes aspirations qu'avant», indique-t-il.
S'il admet qu'à 39 ans, il ne rêve plus nécessairement aux grands honneurs, il assure qu'il aime toujours autant se mettre à l'épreuve en affrontant des joueurs professionnels qui figurent dans le classement ATP.
«C'est sûr qu'au fil des années, les attentes changent un peu. Les premières fois, j'étais très jeune et le Challenger était tout nouveau à Granby. C'est un gros tournoi et j'avais espoir de peut-être devenir pro d'une quelconque façon», note-t-il. «J'ai récolté des points en cours de route, je me suis qualifié pour le tableau principal à trois reprises, mais là je suis rendu à l'aube de la quarantaine. Je trouve toujours ça le fun d'y prendre part, mais c'est d'abord une motivation pour m'entraîner super fort et être le meilleur possible», poursuit-il soulignant qu'il ne se fait pas d'illusions quant à ses chances de gravir les échelons du tennis professionnel.
Pourrait-il s'agir de sa dernière tentative ou prévoit-il déjà s'essayer à nouveau l'an prochain dans le cadre du 20e anniversaire? «Je n'ai aucune date fixée, lance-t-il. Tant que j'estime que j'ai le calibre pour jouer avec ces gars et que je suis en forme, je ne vois aucune raison d'arrêter. Je continue de faire tous les tournois que je peux, et celui de Granby est vraiment dans ma cour. Tout le monde de mon entourage est là, c'est toujours bien plaisant.» «Vraiment du gros calibre»
Le Granbyen ne tarit d'ailleurs pas d'éloges au sujet du Challenger et espère vraiment que le souhait de son DG, Alain Faucher, d'augmenter les bourses se concrétisera en vue de la 20e édition. Ce dernier aimerait doubler les bourses remises qui s'élèvent présentement à 50 000$ pour les hommes et 25 000$ pour les femmes, question d'attirer davantage de joueurs du top 100 mondial.
Tous les détails dans notre édition de samedi