L’une des théories du complot les plus persistantes à propos de la conquête lunaire veut que les Américains aient filmé l’alunissage de la navette dans un studio hollywoodien. On prête même des liens au défunt réalisateur Stanley Kubrick avec la supercherie.

L’alunissage n’est pas un complot

Michel Burelle rit un peu lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de certaines théories du complot qui remettent en question la présence de l’Homme sur la Lune.

L’une des plus persistantes veut que les Américains aient filmé l’alunissage de la navette dans un studio hollywoodien. On prête même des liens au défunt réalisateur Stanley Kubrick, connu pour 2001 : l’Odyssée de l’espace, avec la supercherie.

Selon M. Burelle, certains faits et arguments prouvent hors de tout doute raisonnable qu’il y a bel et bien eu « un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité ».

« Plus de 400 000 personnes ont travaillé de façon directe ou indirecte sur le programme Apollo. C’est difficile de berner autant de gens », allègue le conférencier, ajoutant que « si c’était une supercherie, les Russes l’auraient su et l’auraient dévoilé au grand jour pour discréditer les Américains ! »

« Il y avait une compétition directe avec l’URSS (l’ancienne Union soviétique), renchérit M. Burelle. Les Américains sont allés sur la Lune neuf fois ; s’ils avaient simplement voulu faire croire qu’ils y étaient parvenus, une fois aurait suffi. »

De plus, poursuit-il, des preuves physiques du passage de l’humain sur le satellite naturel de la Terre sont visibles sur le site de la NASA, qui a rendu publiques des photos de la surface de la Lune prises de l’espace.

« On voit les modules lunaires, les traces de pas des astronautes... Comme il n’y a pas d’atmosphère sur la Lune, ces traces vont rester là pendant des milliers d’années », affirme M. Burelle.

Celui-ci dit constater un « déclin de la pensée critique et scientifique » au sein de la population.

« Les gens s’abreuvent à toute sorte de sources d’information qui ne sont pas fiables. Ils délaissent les médias traditionnels pour s’informer sur Youtube, où n’importe qui peut prétendre quelque chose et avoir de la crédibilité s’il a un nombre important d’abonnés. Tout ça encourage les théories du complot », déplore-t-il. Marie-Ève Martel