«L’éducation, c’est une responsabilité collective, dit le directeur général de Val-des-Cerfs, Éric Racine. Le milieu scolaire ne peut agir seul.»

L'aide de la communauté pour améliorer la réussite scolaire

GRANBY — Val-des-Cerfs s’associe à des partenaires des milieux communautaire, scolaire, de la santé, des affaires et de l’employabilité pour atteindre ses objectifs de réussite éducative.

La mesure annoncée lundi vise à aider la commission scolaire de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska à atteindre un taux de diplomation de 90 % d’ici 2030, tel que dicté par Québec.

Pour ce faire, le nouveau Comité de partenaires pour la réussite éducative donnera ses orientations à des projets existants et pourra en soumettre de nouveaux.

« On cible les zones de vulnérabilité et on utilise les forces et faiblesses de nos partenaires », a indiqué le directeur général de Val-des-Cerfs, Éric Racine, en rencontre de presse dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire.

« Tous les intervenants ont un rôle primordial à jouer, a-t-il ajouté. L’éducation, c’est une responsabilité collective. Le milieu scolaire ne peut agir seul. »

M. Racine a reconnu qu’il y a eu « multiplication de comités » de ce type par le passé « mais là, on pense avoir trouvé la bonne formule », d’autant plus que Québec débloquera d’autres fonds à cet effet.

La commission scolaire fait bonne figure en termes de diplomation et de réussite scolaire, mais il y a toujours place à l’amélioration, a précisé le DG. Parmi les difficultés : l’écart entre les garçons et les filles, l’écriture, la lecture ainsi que la maîtrise de la langue.

Origines diverses
Pour s’y attaquer, Val-des-Cerfs a sollicité le concours bénévole de huit personnes aux origines diverses, dont Carole Gatien, conseillère en communication chez Granby industriel. Mme Gatien a fait référence à la pénurie de journaliers en usine. Comment la résorber tout en stimulant la persévérance scolaire ?

« Rapidement, il y en a qui s’aperçoivent qu’ils ne veulent pas faire ça toute leur vie », a-t-elle dit.

Un autre partenaire, Sylvain Dupont de la Corporation de développement communautaire de la Haute-Yamaska, a salué l’initiative. « Pour briser les silos, c’est la bonne place, a-t-il dit. On devrait retrouver ce genre d’initiative dans d’autres secteurs. Quand tout le monde reste dans ses affaires, ça donne une région qui se développe moins. »

Les partenaires se réuniront de trois à quatre fois par année sous la supervision d’Alain Tardif, directeur adjoint des services éducatifs aux jeunes, et de Paule-Andrée Bouvier, directrice des communications et des affaires corporatives à Val-des-Cerfs.