Une centaine de personnes ont assisté à la journée citoyenne sur l’écoresponsabilité organisée par le comité de développement­ de Notre-Dame-de-Stanbridge, samedi.

L’agriculture au coeur d'une journée citoyenne sur l'écoresponsabilité

Fort du succès rencontré par la Fête dans l’rang tenue l’été dernier, où l’écoresponsabilité avait déjà été à l’honneur, le comité de développement stanbridgeois a récidivé, samedi, en tenant une journée citoyenne sur ce thème à la salle communautaire de Notre-Dame-de-Stanbridge.

Plus d’une centaine de citoyens, d’agriculteurs et d’élus s’y sont rendus pour entendre les témoignages et conférences de plusieurs intervenants. L’objectif était de trouver des solutions pour améliorer les façons de faire en agriculture et mieux choisir les produits de la récolte.

L’agriculture de l’avenir, les pratiques durables du petit jardin à la grande culture, la biodiversité, les vers de terre, les engrais verts, l’achat local et le zéro déchet sont des thèmes qui ont été abordés tout au long de cette journée.

La conseillère municipale Carole Dansereau, qui représente la ville sur le comité de développement stanbridgeois, a organisé cette journée. Habituellement, « les agriculteurs biologiques se rencontrent d’un côté et l’UPA et les agriculteurs plus conventionnels se rencontrent de l’autre, en silo. Là, on voulait les réunir, explique Mme Dansereau. Ici, il y a des agriculteurs conventionnels et des agriculteurs biologiques. On a notamment une agricultrice de grandes cultures céréalières, qui est à Pike River, qui témoigne de façons de faire différentes. »

Comme il y a beaucoup de grandes cultures à Notre-Dame-de-Stanbridge, elle souhaitait proposer des solutions écoresponsables aux agriculteurs.

Cette journée citoyenne fait suite à l’événement la Fête dans l’rang, tenu l’été dernier. Lors de cette journée citoyenne, « on [avait] servi le dîner et le souper et presque 60 % des 235 convives [avaient]apporté leur couvert. C’est là qu’on a vu qu’il y avait une ouverture pour changer les habitudes », rappelait en janvier dernier Mme Dansereau.

Cet événement estival, qui a pavé la voie à la journée citoyenne de samedi, n’avait alors produit qu’un demi-sac-poubelle de déchets.

Changer ses habitudes

L’organisatrice était satisfaite de la réponse des citoyens. « Le stationnement est plein. Pourtant, c’est un sujet aride, dans le sens où on parle de vers de terre, de biodiversité... Ce ne sont pas des sujets faciles, mais ils sont importants. La façon dont on traite notre terre, ça a un impact sur ce qu’on mange. »

L’achat local a par ailleurs été abordé puisque le citoyen a le pouvoir de choisir des aliments et produits biologiques dans la région.


«  Si vous me demandez ce qui me touche, c’est qu’aujourd’hui [samedi], beaucoup d’élus municipaux sont présents.  »
Carole Dansereau, organisatrice de la journée citoyenne et élue de Notre-Dame-de-Stanbridge

Les citoyens peuvent aussi décider d’éviter certains articles, comme les sacs et les bouteilles de plastique.

« Le changement n’est pas nécessairement évident, mais on essaie de donner des solutions, souligne le maire de Notre-Dame-de-Stanbridge, Daniel Tétreault. À l’épicerie, je sais que des gens apportent leurs plats réutilisables pour la viande. De plus en plus apportent leurs sacs réutilisables. Il y a un changement qui s’opère tranquillement. Au niveau commercial, c’est plus dur d’implanter un changement. Au lieu de donner des sacs en plastique, les commerces peuvent proposer des sacs en papier. À force d’en parler et de faire des journées comme ça, j’imagine qu’il va y avoir du changement. »

Le mouvement est lancé

« Si vous me demandez ce qui me touche, c’est qu’aujourd’hui [samedi], beaucoup d’élus municipaux sont présents. Il y a des conseillers de Bedford, le maire de Bolton-Ouest, des conseillers de Sainte-Sabine, énumère Mme Dansereau. Quand ils vont retourner dans leur municipalité, ils vont parler de ce qui se passe aujourd’hui. On veut créer le mouvement. S’il n’y avait pas eu d’élus, j’aurais été déçue. C’est sûr que les citoyens sont importants parce qu’ils mettent de la pression auprès des élus, mais il faut que les élus aussi soient partie prenante. »

Des intervenants de la MRC et du CLD Brome-Missisquoi étaient aussi sur place, ajoute-t-elle.

La ministre et députée de Brome-Missisquoi Isabelle Charest a aussi fait une apparition pour prendre la parole afin de saluer l’initiative.

« C’est intéressant de voir la mobilisation d’une communauté pour trouver des alternatives écoresponsables, dit Mme Charest. J’ai vu quelques présentations. C’est vraiment des moyens concrets pour les agriculteurs d’avoir des alternatives écoresponsables. C’est une belle façon pour une collectivité de s’impliquer dans un enjeu environnemental. »