L’entreprise CentroTech utilise des cristaux de quartz pour assainir l’eau du lac Waterloo.

Lac Waterloo : du quartz pour assainir l'eau

CentroTech, une entreprise de Lac-Brome, utilisera des cristaux de quartz pour tenter de nettoyer le lac Waterloo durant l’été. Il s’agit d’un banc d’essai de six mois qui devrait permettre d’améliorer la qualité de l’eau du lac.

« C’est avec enthousiasme que la Ville de Waterloo annonce que de nouveaux tests sont en cours [...] En collaboration avec la compagnie CentroTech, nous comptons lutter contre l’eutrophisation du lac à l’aide d’une technologie qui améliore les écosystèmes d’eau [...] », précise le communiqué de la municipalité de Waterloo émis vendredi après-midi.

L’entreprise bromoise derrière le projet a été fondée l’an dernier. Ses propriétaires admettent ne pas avoir de connaissances scientifiques particulières et n’ont pas encore pu tester l’efficacité de leur méthode nommée Revivaliser. Ils ont donc approché trois municipalités (Waterloo, Dunham et Roxton Pond) pour en faire la démonstration sans frais. 

Cristaux programmés 

« On augmente l’apport naturel d’oxygène dans l’eau et on la restructure en diminuant la grosseur des molécules d’eau de 50 %. Ça permettra à l’oxygène de se rendre plus profondément », explique la copropriétaire de l’entreprise, Valérie Rodrigue. 

Concrètement, deux boîtes contenant des cristaux de quartz ont été enterrées à proximité du lac Waterloo. Selon CentroTech, cela devrait suffire à entraîner une amélioration importante dans la qualité d’eau du lac.

« On travaille avec les énergies de la planète : les champs électromagnétiques », explique Valérie Rodrigue.

« Les ordinateurs dans les années 70 fonctionnaient avec du silicium, c’est des cristaux de quartz. Nous, on fait exactement ça, on programme les cristaux et c’est transmis par les champs électromagnétiques de la planète ».

Les boîtes ont été disposées à plus de 10 mètres de l’eau du lac ce qui évite à l’entreprise de devoir se procurer les permis nécessaires auprès des autres paliers gouvernementaux. 

L’entrepreneure Valérie Rodrigue promet, entre autres, une disparition des algues bleues vertes et une diminution de la turbidité à moyen terme. Elle souligne toutefois que l’opération aurait pu être plus efficace si les boîtiers avaient été installés plus tôt au printemps. 

Banc d’essai

« C’est un essai gratuit de six mois. Dans six mois s’il y a des résultats, on pourrait signer un contrat pour continuer le processus », précise Mathieu St-François, directeur du service des loisirs, de la culture, de la vie communautaire et des communications à la Ville de Waterloo. 

Ce dernier ajoute qu’un échevin du conseil municipal aurait fait des vérifications du côté de la municipalité d’Alexandria en Ontario qui utilise un procédé semblable avec succès depuis une dizaine d’années.

La méthode employée par CentroTech pourrait coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars par an si les élus décidaient de poursuivre la collaboration. 

La municipalité de Waterloo continuera de récolter régulièrement les données sur l’état de l’eau afin d’évaluer s’il y a une amélioration. Celles-ci seront affichées sur le site web de la Ville dès la semaine prochaine.

Les aérateurs présents sur le lac Waterloo destinés à mieux faire circuler l’oxygène ont été arrêtés afin de cerner l’efficacité réelle de la méthode proposée par CentroTech.