Une caractérisation des bandes riveraines menée l'an dernier a permis de constater que 90 % ne respectent pas la réglementation municipale.

Lac-Brome veut aider les propriétaires ayant des bandes riveraines non conformes

La réglementation sur les bandes riveraines est très peu respectée autour du lac Brome. Un peu plus de 90 % des propriétés bordant le plan d'eau sont non conformes, selon une caractérisation menée l'année dernière par Renaissance lac Brome.
« On savait que plusieurs propriétaires ne respectaient pas les normes, mais 90 %, c'est vraiment beaucoup », indique Pierre Beaudoin, un des dirigeants de Renaissance lac Brome. 
« Ça fait plusieurs années qu'il y a des maisons et des chalets autour du lac. Des gens ont coupé des arbres et aménagé leur terrain jusqu'au bord de l'eau, sans se soucier nécessairement des normes », explique-t-il.
Lors des inspections des propriétés, plusieurs problèmes ont été identifiés dans les dix mètres que doivent occuper les bandes riveraines : gazebos, patios, murs de pierres et de ciment dans les berges, balançoires et remises installées trop près de l'eau. « Il y a un gros travail de sensibilisation à faire auprès des riverains », fait remarquer M. Beaudoin.
Des 461 propriétés autour du lac, l'étude de RLB en identifie 176 où des correctifs importants sont nécessaires pour que les bandes riveraines occupent au moins trois mètres. Les propriétaires concernés recevront dans les prochains jours une offre de la municipalité pour les aider à remédier à la situation. Au nom de la Ville, RLB a mis sur pied un programme d'accompagnement des propriétaires. Il consiste à recourir à l'expertise d'un horticulteur pour aménager une bande riveraine adéquate. Les propriétaires devront assumer une partie des coûts selon la longueur de façade de leur terrain sur le lac. Les factures pourraient varier entre 75 $ et 300 $. 
« C'est une approche clé en main qui est offerte ; les propriétaires n'ont rien à faire », résume M. Beaudoin.
Programme de cinq ans
Le conseil municipal a réservé un montant de 40 000 $ pour ce programme, confirme le directeur général Gilbert Arel. L'argent servira à faire connaître le programme auprès des propriétaires, à payer l'horticulteur et à acheter les arbustes et arbres qui seront plantés, a-t-il dit.
Les propriétaires sollicités devront faire vite. Seulement 35 propriétés seront acceptées cette année. Le programme sera en place durant cinq ans, a dit M. Arel.
La Ville ne donnera aucun constat d'infraction aux propriétaires récalcitrants à se conformer à la réglementation, a dit M. Arel. Pas pour le moment du moins. « C'est un programme volontaire. Voyons comment les gens vont participer et quels résultats on obtiendra. On verra par la suite. Le but est d'améliorer la qualité de l'eau du lac, mais il faut travailler intelligemment avec les gens », a-t-il indiqué.