Une station de nettoyage mobile sera disponible tout l’été, gratuitement, en face du camping Domaine des Érables à Lac-Brome.
Une station de nettoyage mobile sera disponible tout l’été, gratuitement, en face du camping Domaine des Érables à Lac-Brome.

Lac Brome: une station de nettoyage mobile et gratuite pour les embarcations

La lutte aux espèces aquatiques envahissantes (EAE) continue dans les différents plans d’eau de la région. Le lac Brome sera équipé d’un nouvel outil pour y faire face à partir du 19 juin: une station de nettoyage mobile pour les embarcations, accessible gratuitement sept jours sur sept jusqu’en septembre.

Installée en face du camping Domaine des Érables, la remorque mobile sera décorée afin de servir également de panneau d’interprétation pour informer les plaisanciers des enjeux qui touchent les EAE.

On en retrouve déjà dans le lac Brome et «on n’en veut pas d’autres», affirme Anaïs Renaud, biologiste et gestionnaire de projet pour l’Organisme de bassin versant de la Yamaska et pour Renaissance lac Brome.

L’ajout de la station de nettoyage a été rendu possible grâce à une aide financière du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

La clarté de l’eau est meilleure cette année qu’à pareille date en 2019.

Premiers tests de la saison

Cette année, la transparence de l’eau est meilleure qu’à pareille date il y a un an. En 2019, on atteignait déjà moins de trois mètres à la mi-juin, et moins de deux mètres à la mi-août. Ces mesures sont bien inférieures aux 5,12 mètres mesurés le 24 mai et aux 4,2 mètres de cette semaine. «C’est très bon», assure Mme Renaud, expliquant que le vent et la pluie peuvent influencer les résultats et qu’il est possible qu’on n’ait pas perdu de profondeur dans la dernière semaine.

L’évaluation sera faite chaque semaine et diffusée sur la page Facebook de Renaissance lac Brome jusqu’en octobre.

Une meilleure clarté est-elle synonyme d’une meilleure santé du lac ? «Pas toujours, nuance la biologiste. Ça nous donne une idée des matières en suspension et de la quantité d’algues qui va y avoir dans le lac.»

L’autre indicateur utilisé, soit la température, n’est pas aussi encourageant. La température de l’eau devance de cinq degrés les mesures de l’an dernier, un changement qui peut s’expliquer par le fait que le lac a dégelé deux semaines plus tôt qu’à l’habitude.

Cette année, le mercure a frappé 15,3°C le 24 mai et 17,5 °C le 5 juin. On se situait autour de 10°C à pareille date en 2019.

«Ça pourrait jouer en notre défaveur, parce que ça va augmenter la croissance de la reproduction des végétaux, des algues et des EAE», indique Anaïs Renaud.