Lac-Brome paiera 1 955 992 $ en 2018 pour être desservie par la SQ. Le service lui a coûté 1 703 310 $ en 2017.

Lac-Brome souhaite s’allier à la police de Bromont

La Ville de Lac-Brome ne lâche pas prise : elle est déterminée à abandonner la Sûreté du Québec pour faire appel à la sûreté municipale de Bromont pour patrouiller chez elle.

Les élus sont d’autant plus convaincus de la pertinence de leur choix qu’ils viennent de recevoir une facture de 253 000 $ pour payer notamment les augmentations salariales rétroactives des policiers provinciaux pour les années 2015, 2016 et 2017. La SQ s’est entendue avec ses policiers syndiqués au printemps sur un nouveau contrat travail de cinq ans (jusqu’au 31 mars 2022) prévoyant une hausse de salaire de 17,5 %. Les 5400 policiers étaient sans contrat de travail depuis mars 2015.

Lac-Brome paiera 1 955 992 $ en 2018 pour être desservie par la SQ. Le service lui a coûté 1 703 310 $ en 2017.

Le ministère des Affaires municipales a octroyé une subvention non récurrente de 135 000 $ à Lac-Brome pour l’aider à faire face à cette hausse.

Malgré cette subvention, l’administration du maire Richard Burcombe croit que la municipalité obtiendrait plus de services policiers à moindres coûts en s’alliant à la Ville de Bromont. « Ils ont un très bon service de police. On est juste à côté. On pense qu’ils pourraient faire le travail chez nous. Ça serait gagnant pour nous, ça serait gagnant pour Bromont », a-t-il dit.

La Ville préparera un argumentaire expliquant les raisons pour lesquelles le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, devrait lui permettre de faire appel à la sûreté municipale de Bromont.

« On est dans une situation unique », soutient le directeur général, Gilbert Arel. « On paie très cher pour la SQ parce qu’on a une grande richesse foncière, on a un très grand territoire à couvrir et on se trouve à proximité d’une municipalité qui a un corps de police qui est très bien organisé. Pourquoi ne pourrait-on pas être desservie par elle », demande-t-il.

L’année électorale qui débute est un excellent moment pour faire pression sur Québec sur cette question­, croit M. Burcombe.