Le Bureau propose de tout, du jardin bucolique au manoir à la française, en passant par la maison abandonnée.

Lac-Brome fait son cinéma

L'idée était à la fois simple et brillante : montrer aux producteurs d'ici et d'ailleurs le potentiel photogénique de Lac-Brome et leur proposer une longue liste de lieux de tournage potentiels. Films, émissions de télévision, campagnes de publicité... toutes les raisons sont bonnes pour faire affaire avec le Bureau pour le cinéma et la télévision de Lac-Brome.
Karen Coshof, Michael Taylor et Judith Duncanson souhaitent faire découvrir le potentiel photogénique de Lac-Brome aux producteurs d'ici et d'ailleurs.
C'est une résidante, Judith Duncanson­ qui, la première, a flairé les possibilités que recelait sa municipalité pour attirer des équipes de tournage. Ne restait qu'à convaincre ses amis Michael Taylor, Karen Coshof­ et Signy Stephenson de fonder l'organisme avec elle. Une tâche somme toute assez facile !
« Nous sommes quatre bénévoles qui aidons ces compagnies à trouver des sites, en les mettant en contact avec les propriétaires. Nous ne sommes pas payés pour offrir ce service. Nous le faisons par amour des Cantons-de-l'Est », explique Michael Taylor, qui a lui-même baigné dans ce milieu avant de prendre sa retraite. 
Le groupe d'entremetteurs peut aussi aider les équipes de tournage à se loger et à se restaurer pour la durée de leur séjour. 
Catalogue virtuel
Fondé il y a quelques mois grâce à un octroi de 5000 $ de la Ville de Lac-Brome, le Bureau pour le cinéma et la télévision a rapidement mis en ligne un site web sur lequel on trouve un catalogue pouvant convenir à tous les types de prises de vue.
Les photos prises par Michael Taylor et sa conjointe Karen Coshof­ montrent des jardins, des paysages illustrant les quatre saisons, des villages des alentours, des bâtiments publics, des commerces, des propriétés agricoles et même des routes pittoresques de la région. 
Bien sûr, les maisons à louer y occupent une place de choix. Michael Taylor rappelle d'ailleurs l'importance d'offrir une variété de résidences, allant du « château français » à la maison abandonnée. Une trentaine y sont actuellement en vedette, chacune accompagnée d'une galerie de photos. On devine que leurs nombreux contacts au sein de la communauté bromoise sont utiles, mais comment trouvent-ils toutes ces propriétés ?
« Parfois, nous ne faisons que cogner à la porte de certaines maisons pour expliquer aux gens notre fonctionnement. Je dirais qu'on reçoit 50 % de oui et 50 % de non ! Pour les grandes propriétés, on peut avoir le droit de tourner à l'extérieur, mais rarement en dedans. »
La liste ne s'arrête pas là. Cimetières, terrains de golf, studios, roulottes, écuries, quais, plages... l'équipe a pensé à tout. Et si d'aventure, des producteurs n'y trouvaient pas leur compte, le Bureau s'engage à explorer d'autres possibilités.
Comme en France ou en Écosse
Pour bien « vendre » la région de Lac-Brome, les responsables du site la comparent à la Nouvelle­Angleterre, à l'Écosse, à la Californie, à la France et même à l'Italie, selon l'endroit où les yeux se posent. « Nous ne sommes pas une région avec des vues très spectaculaires, mais nous avons des résidences et des fermes tout à fait charmantes », note M. Taylor.
Quant aux propriétaires qui acceptent de louer leurs biens pour quelques jours à des producteurs de cinéma, de télé ou à des publicitaires, l'expérience peut être intéressante... et payante. Michael Taylor cite en exemple la location d'un chalet qui a rapporté à son propriétaire 1300 $ par jour.
Faire bouger les choses
Si la présence de caméras ne date pas d'hier dans la région, le nouveau Bureau pour le cinéma et la télévision de Lac-Brome pourrait faire bouger les choses encore plus. Depuis sa fondation, l'émission Les Pêcheurs est venue tourner dans le coin, et des échanges ont cours en ce moment avec d'autres producteurs de télévision. Ces jours-ci, une importante équipe est par ailleurs présente à Lac-Brome pour un blitz de photos publicitaires de véhicules routiers, mentionne M. Taylor. 
Le Bureau, cependant, n'a pas encore accueilli de plateaux de cinéma. Une simple question de temps, croit-il. « C'est beaucoup de bouche-à-oreille dans ce milieu. Et la tendance des tournages au Québec est en hausse. On a envoyé des invitations aux États-Unis, à Toronto, à Vancouver... Pour les producteurs d'ailleurs, tourner ici est plus abordable. Alors, on ne sait jamais ! »
Le passé étant généralement garant de l'avenir, cela ne saurait tarder. Après tout, des acteurs de la trempe de Kevin Spacey, Jennifer Garner, Richard Gere, Marlon Brando et Jodie Foster ont tous déjà mis les pieds à Lac-Brome pour tourner quelques scènes...
On peut consulter le site de l'organisme à www.filmlacbrome.ca