La candidate à la mairie de Cowansville Corinne Labbé propose que la Ville se dote d'une personne à l'interne pour analyser les projets de construction.

Labbé veut hausser les standards d'octroi de contrats

La Ville de Cowansville doit rehausser ses contrôles lors de l'octroi de contrats. La candidate à la mairie Corinne Labbé s'y engage.
La Ville possède déjà de « hauts standards » dans son processus d'attribution de contrats, assure-t-elle. Il serait cependant opportun, dit Mme Labbé, d'ajouter à ces standards pour tenir compte des nouvelles règles dans l'octroi de contrats qui entreront en vigueur en début d'année. Celles-ci haussent de 25 000 $ à 100 000 $ le montant maximum d'achat de biens et de services que les municipalités peuvent faire sans passer par un appel d'offres.
Mme Labbé propose trois mesures pour s'assurer que les deniers publics soient bien utilisés : confier l'analyse des projets de construction à une ressource à l'interne, procéder par appels d'offres pour les services professionnels de plus de 25 000 $, comme c'est présentement le cas, et mettre en place la norme anticorruption (norme ISO 37001).
La direction générale de la Ville fait preuve « d'une belle rigueur » dans la planification des projets de construction, soutient Mme Labbé. Elle fait remarquer que le directeur général Claude Lalonde est un ingénieur civil. L'équipe est toutefois débordée et de l'aide ne ferait pas de tort, croit-elle. « Est-ce qu'on a une ressource pour s'occuper de cette analyse ? Ce sera à la direction générale de nous le dire », a-t-elle indiqué.
L'argent nécessaire pour éventuellement embaucher un professionnel proviendrait des économies dégagées par un « contrôle accru des prix de soumissions », dit-elle.
Par ailleurs, sous sa gouverne, la Ville continuera d'inviter deux à trois entreprises de services professionnels à soumissionner sur des contrats de plus de 25 000 $. Mme Labbé propose aussi de ne pas toujours choisir les mêmes compagnies, d'élargir les invitations à d'autres entreprises d'une fois à l'autre.
Finalement, la mise en place de la norme ISO 37 001 équivaudra à ajouter un outil pour prévenir toute forme de corruption ou de collusion, dit Mme Labbé. « On veut être capable de prévenir, de détecter et de traiter la collusion », a-t-elle résumé.
Durant ses quatre années en tant que conseillère du quartier Ruiter, Mme Labbé dit n'avoir jamais constaté d'irrégularités dans l'attribution de contrats. Ses propositions visent à faire en sorte que la Ville conserve sa vigilance.