L’aspirante candidate à la mairie de Cowansville, Corinne Labbé, a récolté le plus de dons lors de la campagne électorale, ceux-ci totalisant un montant­ de 5130 $.

Labbé a fait le plein de dons

La candidate à la mairie de Cowansville Corinne Labbé a financé presque toute sa campagne grâce à des dons d’électeurs. Elle a amassé 5130 $ en contribution, soit plus que son adversaire, Sylvie Beauregard, qui en a reçu pour 3050 $. Cette dernière a toutefois remporté l’élection du 5 novembre avec 65,4 % des voix.

Mme Labbé a récolté 44 dons durant la campagne électorale contre 19 pour Mme Beauregard, peut-on lire dans les rapports de dépenses électorales des candidats à la mairie obtenus par La Voix de l’Est. Réjean Lehoux a obtenu 19 dons totalisant 2800 $ tandis que Guy Patenaude en a eu un seul — le sien —, de 993,32 $.

La conseillère sortante du quartier Ruiter a versé 200 $ à sa campagne. Mme Labbé a pu compter sur des dons de 200 $ (la limite permise pour un citoyen) de son agente officielle, Lise Paquet, ainsi que de Jean-Yves Hinse, un des porte-paroles des opposants au projet d’édifice pour personnes retraitées projeté sur la rue Principale près du lac Davignon. Notons que Mme Paquet a également fait un prêt de 800 $ à l’aspirante mairesse.

Pour sa part, Mme Beauregard a obtenu des dons de 100 $ de l’ancien maire Arthur Fauteux, de Pierrette Paradis, son épouse, et de l’homme d’affaires Guy St-Louis. La nouvelle mairesse a investi 1000 $ dans sa campagne. Elle a par ailleurs eu un prêt de 5001 $ de son conjoint et agent officiel, Yvan Martin. Un montant de 900 $ lui a été remboursé par la candidate.

Mmes Beauregard et Labbé ont presque atteint le plafond des dépenses autorisées durant la campagne. Mme Beauregard a déboursé 6818,52 $ et Mme Labbé 6527,63 $ alors que la limite était de 6988,20 $. MM. Lehoux et Patenaude ont dépensé respectivement 2125,02 $ et 993,32 $. Ce dernier avait affirmé en campagne qu’il se limiterait à des dépenses maximales de 1000 $.

Les rapports des candidats devront être analysés par la trésorière de la Ville, Josée Tassé. Les candidats recevront un remboursement de 70 % de leurs dépenses admissibles (panneaux électoraux, location de local, frais de téléphone, etc.), et ce, jusqu’à concurrence de leur dette de campagne. Seule Mme Beauregard n’a pas encore remboursé sa dette. Elle s’élève à 4001 $.

Don trop élevé
Du côté des candidats à un poste de conseiller, le rapport de dépenses électorales de Lucille Robert semble poser problème. Celle qui a été réélue dans le quartier Sweetsburg a dépassé le montant maximal autorisé pour un don fait par un candidat à sa campagne, soit de 1000 $. Elle y a injecté 1768,72 $, peut-on voir dans son rapport.

La trésorière de la Ville n’a pas encore terminé sa vérification des rapports des candidats. « On est encore en train d’analyser tout ça », a-t-elle dit lorsque nous l’avons jointe. « On va demander des précisions », a-t-elle ajouté au sujet du rapport de Mme Robert.

Le Directeur général des élections pourrait être appelé à étudier le rapport de Mme Robert. La porte-parole du DGE, Alexandra Reny, a indiqué que l’organisme ne peut commenter un dossier en particulier. Elle a cependant confirmé que la limite maximale qu’un candidat peut investir dans sa campagne est de 1000 $ en année électorale. Si une enquête détermine qu’un candidat a enfreint cette limite, un constat d’infraction peut lui être signifié, a-t-elle indiqué.

« Si on voit une anomalie dans le rapport de dépenses, on va l’analyser », a dit Mme Reny en entrevue vendredi.

La conseillère Robert a effectué des dépenses de 1168,72 $ durant sa campagne. La limite était de 2762,70 $. Il lui reste 800 $ en caisse, selon son rapport de dépenses.

De tous les candidats en lice, Philippe Mercure dans le quartier Ruiter est celui qui a dépensé le plus, soit 1375,78 $. Il a investi 1000 $ dans sa campagne. Il a été élu avec 55,1 % des voix.

Dans le quartier Bruck, Stéphane Lussier, qui l’a emporté, a dépensé 985,85 $.