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Le sergent Éric Beaumont et le porte-parole du Service de police de Granby, l’agent Marc Farand, ont expliqué le fonctionnement des cinémomètres aux journalistes présents lors de l’annonce de l’objectif de sécurité routière de juin.
Le sergent Éric Beaumont et le porte-parole du Service de police de Granby, l’agent Marc Farand, ont expliqué le fonctionnement des cinémomètres aux journalistes présents lors de l’annonce de l’objectif de sécurité routière de juin.

La vitesse surveillée de plus près en juin

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est
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La vitesse joue un rôle important sur le risque d’accident et sur la gravité des blessures en cas de collision. Comme 45 accidents, dont plus de la moitié a fait un ou des blessés, ont eu lieu en juin 2020, le Service de police de Granby a décidé de porter une attention particulière à la vitesse des usagers de la route ce mois-ci.

En plus d’opérations sporadiques de cinémomètre, couramment appelé radar, les patrouilleurs de Granby participeront à une opération concertée panquébécoise du 11 au 17 juin. Des policiers supplémentaires seront en service durant le mois pour réaliser des opérations radar.

Marc Farand, porte-parole du Service de police de Granby, a profité de l’annonce de l’objectif de sécurité routière du mois, mercredi matin, pour briser quelques mythes bien répandus autour des opérations radar et pour faire essayer les différents appareils que possèdent auto-patrouille et moto.

Marc Farand, porte-parole du Service de police de Granby, a profité de l’annonce de l’objectif de sécurité routière du mois, mercredi matin, pour briser quelques mythes bien répandus autour des opérations radar et pour faire essayer les différents appareils que possèdent auto-patrouille et moto.

Parmi les mythes souvent entendus, il y a celui que les voitures banalisées ne peuvent pas faire de contrôle de vitesse, que la vitesse n’est captée qu’au passage devant l’auto-patrouille, que les policiers n’ont pas le droit de se cacher pour faire du radar et que les agents de la paix doivent montrer la lecture sur le cinémomètre au contrevenant, énumère l’agent Farand. Toutes ces affirmations sont fausses. Dans le dernier cas, les agents de la paix peuvent, à leur discrétion, montrer la lecture de la vitesse au conducteur, mais n’en ont pas l’obligation.

Les patrouilleurs peuvent aussi capter la vitesse des voitures pendant qu’eux-mêmes sont en mouvement grâce à un appareil qui porte le nom de son inventeur, Doppler. Le sergent Éric Beaumont, qui s’assure de la formation des patrouilleurs, explique que l’appareil est installé dans certaines des voitures ou sur l’une ou l’autre des trois motos pour capter, lorsque le policier le juge nécessaire, la vitesse des voitures qui viennent en sens contraire et celles qui vont dans la même direction que les policiers. Il ne nous a pas été possible de confirmer le nombre d’auto-patrouilles ni de motos équipées de ce dispositif, et ce, pour des raisons opérationnelles.

Le sergent Éric Beaumont explique que le Doppler est installé dans certaines des voitures ou sur l’une ou l’autre des trois motos pour capter, lorsque le policier le juge nécessaire, la vitesse des voitures qui viennent en sens contraire et celles qui vont dans la même direction que les policiers.

Un policier peut aussi se stationner dans la cour privée d’une résidence s’il obtient l’autorisation de l’occupant, reprend M. Farand, et il n’est pas obligé de laisser les lumières de sa voiture allumées lorsqu’il fait une opération de contrôle de la vitesse à la noirceur.

Enfin, il est faux de prétendre que les voitures rouges sont captées à plus d’occasions et à plus grande vitesse.

Précision

Le sergent Beaumont a permis aux journalistes présents de manipuler les deux types de cinémomètres utilisés à Granby.

Le radar à laser permet de pointer précisément l’avant du véhicule afin de connaître sa vitesse. En regardant dans le viseur, on voit le point rouge du laser et la vitesse de la voiture. Les appareils sont calibrés en usine et vérifiés avant et après chaque opération.

Mais avant de lever l’appareil, le policier formé et requalifié aux cinq ans fait une évaluation visuelle de la vitesse. Il la confirme ensuite avec le cinémomètre.

Le Doppler peut aussi être utilisé entre les mains et aux abords de la route, comme le cinémomètre à laser. Tous les deux sont aussi précis, mais s’utilisent différemment.

Contrairement au radar traditionnel, le Doppler ne permet pas de pointer l’avant du véhicule à l’aide d’un laser. Il utilise plutôt une micro-onde qui est réfléchie par la cible. Selon le mode choisi, il donnera la vitesse du véhicule en mouvement le plus proche. Il émet aussi un son qui permet d’avoir une indication de la vitesse. Plus le son est aigu, plus la voiture roule vite.

On n’y approche pas l’œil puisqu’il n’y a pas de viseur, mais la vitesse s’affiche en temps réel près de la main.

En mains, il utilise une pile dans la poignée, qui est retirée lorsque le Doppler est installé dans le véhicule et branché au courant 12 volts de la batterie de la voiture.

Même si les policiers de Granby n’ont pas porté une attention particulière à la célérité en juin 2020, ils ont remis à cette période plus de 600 billets de contraventions pour un excès de vitesse.