La présidente du conseil d’administration de la Société de conservation du mont Brome, Claudette Duclos.
La présidente du conseil d’administration de la Société de conservation du mont Brome, Claudette Duclos.

La Société de conservation du mont Brome met le cap vers le sommet

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Plusieurs organisations travaillent dans l’ombre. C’est le cas de la Société de conservation du mont Brome (SCMB), qui contribue entre autres au succès du Parc des sommets à Bromont. À l’aube d’entamer sa cinquième année d’existence, l’OBNL a déjà plus de 300 hectares de terrains protégés sous sa responsabilité et compte bien en ajouter une centaine d’ici la fin de 2020. Le carnet de projets est donc bien garni pour l’année à venir.

C’est avec fierté que la présidente de la SCMB, Claudette Duclos, prend la mesure du chemin parcouru par l’organisme, qui agit principalement comme gestionnaire de zones protégées.

« On est partis d’une feuille blanche à la fin de 2015. Et aujourd’hui, on a contribué à préserver 750 acres de terrains. Vraiment, notre équipe a réalisé tout un travail avec la population, a-t-elle indiqué en entrevue. Et c’est loin d’être terminé. »

Travaillant de concert avec la Ville, une des missions de la Société est d’aider la municipalité à atteindre son objectif d’avoir 20 % de son territoire en zone protégée d’ici 2030. Un pas de plus devrait être franchi en ce sens au cours des semaines à venir, car la SCMB est en voie d’obtenir une nouvelle servitude.

Celle-ci doit découler d’un don de terrain d’une superficie avoisinant 14 hectares (35 acres) dans le massif du mont Brome. Il est toutefois trop tôt pour en dévoiler les détails puisque la transaction n’est pas conclue, a fait valoir Mme Duclos. « On garde le cap vers notre objectif de 1000 acres, a-t-elle dit, et je suis convaincue que l’on va y arriver. »

Partenariat

La SCMB a conclu un partenariat avec l’Université de Sherbrooke afin d’élaborer un plan de conservation pour le Parc des sommets. Des étudiants à la maîtrise en environnement ont chapeauté le projet. Une seconde phase devrait être lancée en 2020, toujours avec l’établissement universitaire, notamment pour protéger les différents habitats fauniques dans le massif du mont Brome, a indiqué Mme Duclos.

De son côté, la Société, qui regroupe désormais 10 bénévoles au sein de son conseil d’administration, soit le double que lors de sa création, a mis en place une série de balises pour encadrer son modèle de gestion. Encore une fois, les connaissances d’étudiants de l’Université de Sherbrooke, cette fois au baccalauréat, ont été mises à profit.

« Ces travaux consistaient en une revue de littérature et d’entrevues pour effectuer une synthèse des activités d’intendance au Québec. Nous prévoyons acheminer une nouvelle demande à un prochain groupe d’étudiants pour réaliser les phases suivantes de conceptualisation des outils de support à l’intendance, tant opérationnel, promotionnel que juridique », a mentionné Mme Duclos. 

Visibilité

Un des projets de la SCMB pour 2020 consiste à accroître sa visibilité auprès de la population. Une collecte de fonds a par ailleurs été lancée l’automne dernier pour permettre à l’organisme de recueillir la somme nécessaire pour y parvenir, notamment par le biais d’un site Web et d’une meilleure utilisation des médias sociaux.

Jusqu’ici, la campagne de financement a permis d’amasser 35 000 $. « Notre objectif était de 25 000 $. Et en un mois, on l’a déjà dépassé, a confié celle qui a fait carrière en santé publique. Ça me fascine de voir l’intérêt des gens pour nous aider dans notre mission de protéger les paysages, les terrains et la qualité de l’air. »