La rampe d’accès au réservoir Choinière ne sera plus accessible pour les embarcations personnelles remorquées.
La rampe d’accès au réservoir Choinière ne sera plus accessible pour les embarcations personnelles remorquées.

La Sépaq interdit l’accès à la rampe du réservoir Choinère aux embarcations remorquées

Il ne sera plus possible pour les utilisateurs d’embarcations personnelles remorquées d’utiliser la rampe d’accès à l’eau du réservoir Choinière, dans le parc de la Yamaska. Cette annonce survient quelques jours avant que les activités de plein air reprennent dans la province, le 20 mai.

Cette nouvelle consigne s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes (EAE) que mène la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) et s’applique dans tous ses parcs nationaux.

«Les rampes de mise à l’eau servent pour les pêcheurs qui se promènent d’un lac à l’autre avec leurs embarcations», ce qui augmente le risque de transmission, puisque les EAE «peuvent s’accrocher après les essieux de la remorque, se retrouver sur l’hélice à moteur et même dans le bateau, lorsque les pêcheurs ramènent leur ligne», explique le responsable de la conservation, de la protection et de l’éducation du parc de la Yamaska, Alain Mochon.

Certaines espèces ont «une capacité assez phénoménale» pour s’implanter dans leur nouvel environnement, ce qui déstabilise les plans d’eau que la Sépaq a pour mission de protéger, explique M. Mochon. «C’est un enjeu de conservation important dans les parcs nationaux.»

L’interdit ne touche pas les embarcations légères (canot, kayak et SUP), puisqu’elles peuvent être mises à l’eau sans remorque. «Ce type d’embarcation n’est pas problématique, indique le responsable de la conservation du parc. Généralement, les gens arrivent et l’embarcation est déjà propre, sèche et exempte de toute contamination. C’est plus difficile à gérer pour les remorques et les chaloupes.»

Une petite chaloupe qui peut être déplacée sans remorque pourra accéder au plan d’eau.

Il sera toujours possible de louer une chaloupe au centre de location du parc pour pêcher sur le réservoir Choinière.

Éviter que la «plante zombie» se propage

L’eau du réservoir Choinière est contaminée par une plante exotique envahissante, le myriophylle à épis — aussi appeler «la plante zombie» —, qu’on retrouve dans plusieurs autres plans d’eau du Québec.

La Sépaq souhaite éviter qu’elle se propage dans la région. «Une fois qu’elle s’installe, c’est très très difficile de l’extraire, voire impossible», déplore M. Mochon, qui espère aussi que cette mesure agira comme une «barrière de protection supplémentaire» qui évitera que d’autres EAE élisent domicile dans le parc de la Yamaska.

Reprises des activités

Bien que le gouvernement du Québec ait autorisé la reprise d’une longue liste d’activités extérieures, la reprise prévue pour le 20 mai se fera graduellement dans les territoires de la Sépaq.

Dans le parc de la Yamaska, la première phase de réouverture comprend certains sentiers de randonnée pédestre et les sentiers de vélo. «Les autres activités vont suivre, c’est une reprise graduelle», explique Alain Mochon.

Il faudra aussi avoir en main un droit de passage, disponible en ligne