La Ride de filles s’arrêtera à Granby le 13 juillet prochain.

La Ride de filles s'arrêtera à Granby

La Ville de Granby souhaite démontrer son ouverture face aux motocyclistes. À preuve, elle accueillera les quelque 300 participantes de l’événement Ride de filles, le 13 juillet prochain, alors que le groupe effectuera une pause sur l’heure du midi au parc Daniel-Johnson.

« Ça va être un événement dans l’événement. Un moment historique, compte tenu de la réputation de Granby à l’endroit des motos », a laissé tomber avec un brin d’amusement le directeur général de la Ride de filles, Michel Côté.

Celui-ci affirme avoir été très sceptique lorsque des participants de l’an dernier l’ont approché pour lui suggérer d’ajouter la ville de Granby sur la liste des arrêts. Ce sont ces mêmes personnes qui l’ont mis en contact avec le conseiller municipal Robert Riel, qui a toutefois su se faire convaincant et « facilitant », affirme M. Côté. À tel point que Granby a contre toute attente été ajouté sur l’itinéraire.

« On est en demande dans bien des municipalités. Granby n’était pas dans les cartes pour 2019 », affirme Michel Côté qui salue le travail réalisé par M. Riel dans le dossier. Les élus ont résolu lundi de fournir les services municipaux nécessaires à ce passage dans la ville, dont les coûts sont estimés à 4700 $.

La Ride de filles en sera à sa 11e saison. Elle a été initiée en a 2009 par la présidente fondatrice Sylvie Brisebois qui avait, à l’époque, décidé de faire une balade en moto entre filles pour amasser des fonds pour la lutte contre le cancer du sein.

L’événement, qui a pour porte-parole Lulu Hugues, a su rallier un nombre grandissant de personnes, car les sommes amassées depuis 11 ans devraient cette année dépasser le demi-million de dollars, précise le directeur général. Les motocyclistes prendront le départ à Saint-Bruno-de-Montarville, en direction de Granby. Ils se rendront ensuite à Saint-Hyacinthe, avant de clore la journée à Sorel-Tracy. Les détails de cette édition seront dévoilés le 15 mars prochain à l’occasion d’une conférence de presse tenue à la distillerie La Chaufferie à Granby.

Heureux

Même si le maire Pascal Bonin a tenté à quelques reprises au cours des dernières années de modifier les perceptions, la réputation de la Ville de Granby à l’endroit des motocyclistes demeure tenace. De nombreux amateurs de moto ont dénoncé par le passé l’attitude des policiers, qualifiés de zélés au sujet de la réglementation sur les silencieux des engins. Le sujet a fait couler beaucoup d’encre. Et encore de nombreux motocyclistes évitent tout simplement de passer par Granby, affirme Michel Côté.

Une situation que déplore grandement Robert Riel, à titre d’ex-policier et d’élu. Ce dernier dit souhaiter depuis longtemps vouloir « redorer le blason de la ville auprès des motocyclistes ». D’où son engagement dans le dossier. Et il croit que l’arrivée en poste du nouveau directeur de police, Bruno Grondin, qui privilégie la proximité avec les citoyens, contribuera à ce nouveau départ.

« On ne peut pas réécrire le passé, dit pour sa part le porte-parole du service de police de Granby, Guy Rousseau. On regarde vers l’avenir. »

« Les motos ont toujours été les bienvenues sur le territoire de Granby. Par contre, il faut respecter le Code de la route dans son ensemble », ajoute-t-il.

Cela dit, le directeur général de l’événement affirme que la Ville a effectivement demandé à ce que les motos qui participeront à la Ride de filles soient conformes. Un message qui a été transmis aux participants.

« L’engagement qu’on a pris avec la Ville, c’est d’exiger un comportement exemplaire et respectueux. Que les gens klaxonnent, que les filles klaxonnent, il n’y a pas de problème. Mais si les gens commencent à rincer leur moto pour faire du bruit inutilement, ça ne passe pas dans l’opinion publique. Ça ne passe pas dans la mienne non plus », laisse tomber M. Côté.

Guy Rousseau affirme que le service de police sera sur place et fera respecter le règlement, au besoin. Mais il souhaite néanmoins que tout se déroule bien. D’autant plus « qu’on ne peut qu’être en accord avec une cause comme ça », dit le porte-parole. « C’est quelque chose de très positif », conclut-il.