André Thibault, directeur général de la Caisse de Waterloo, Yvan O'Connor, directeur général du Cégep de Granby, Serge Laflamme, directeur général de la Caisse de Granby-Haute-Yamaska, et Éric Racine, directeur général de la commission scolaire de Val-des-Cerfs, au lancement du concours Moi, je coop!

La réussite éducative dans la mire

Le concours Moi, je coop! s'élargit pour sa quatrième édition à la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska. Les caisses de Brome-Missisquoi, de la Pommeraie et de Waterloo se joignent au concours, qui se recentre cette année sur la réussite éducative.
Avec cette initiative, les caisses veulent soutenir des projets structurants qui touchent la réussite éducative et la persévérance scolaire. 
« Avant ça, le projet Moi, je coop! s'adressait à toutes sortes de projets », a rappelé le directeur général de la Caisse Desjardins Granby-Haute-Yamaska, Serge Laflamme, en entrevue mercredi lors du lancement du concours. « Ce qui comptait, c'était l'engagement personnel, la solidarité avec le milieu, la pérennité du projet. Aujourd'hui, ça nous intéresse encore, mais on va le traiter en dehors du concours. Dans notre région, c'est plus d'un demi-million de dollars qui sont remis en fonds d'aide au développement du milieu. Quand on voit ce qui se passe dans le monde de l'éducation, on voit que c'est un enjeu fort partout au Québec. »
Les bourses remises totalisent 30 000 $, les montants accordés variant selon les projets. Les membres Desjardins sont invités à remplir le formulaire disponible sur le site forumdesmembres.com et à le déposer avant le 17 mars. 
« Ce qui est intéressant dans ce concours-là, c'est qu'on veut impliquer les communautés - pas juste dire qu'on a 30 000 $ pour les écoles, mentionne Carl Morissette, directeur des services éducatifs à la commission scolaire du Val-des-Cerfs, partenaire du concours. On y va de façon plus large et on va peut-être avoir des surprises, comme des comités de parents qui veulent lancer un projet. On veut aller chercher des projets autres que ceux qui se font déjà. Quand on parle de réussite éducative, il faut sortir du cadre de la salle de classe. »
« Ça n'a pas besoin d'être un projet pour toute la région. Ça peut être un projet dans une école, dans un CPE, chez SERY pour aider les nouveaux arrivants à réussir leur apprentissage notamment de la langue, renchérit Serge Laflamme. Réussir le passage de la barrière de la langue, c'est une réussite éducative. Dans un CPE, des fois, ça peut être difficile d'ajouter quelque chose, mais avec le concours, il y a moyen de faire quelque chose. »
Un jury composé d'administrateurs des quatre caisses et de représentants du milieu scolaire, comme du Cégep de Granby et de la CSVDC, évaluera les projets soumis. Les lauréats seront annoncés dans la semaine du 10 avril et les bourses seront remises lors des assemblées générales annuelles des caisses en avril.
Un délai d'un an est alloué pour réaliser les projets. Si ceux-ci doivent s'étaler sur plusieurs années, ils pourront être présentés de nouveau l'an prochain.
« Trente mille dollars, ça peut paraître peu, mais ça peut faire une différence sur plein de petits projets, indique André Thibault, directeur général de la Caisse de Waterloo. On se lance là-dedans et on pense qu'il va y avoir une certaine pérennité. C'est sûr qu'on a une sensibilité d'allonger au-delà du montant. » 
M. Laflamme espère recevoir plus d'une trentaine de soumissions.