Après 35 ans au sein du Service de sécurité incendie de Cowansville, l’heure de la retraite a sonné pour Michel Ouellette.
Après 35 ans au sein du Service de sécurité incendie de Cowansville, l’heure de la retraite a sonné pour Michel Ouellette.

La retraite pour Michel Ouellette, chef à la division prévention

Après plus de 35 ans à œuvrer à la prévention des incendies et à la formation des secouristes, le chef à la division prévention au Service de sécurité incendie de Cowansville, Michel Ouellette, quitte pour la retraite.

« C’est la dernière journée de travail », a-t-il annoncé lors d’une entrevue téléphonique avec La Voix de l’Est, vendredi matin. Le cellulaire, la pagette et le radio à porter de main seront désormais de l’histoire ancienne pour l’homme bien connu à Cowansville et dans la région de Brome-Missisquoi.

Le Montréalais d’origine a d’abord fait carrière comme infirmier au pénitencier de Cowansville. Tout en œuvrant auprès des détenus, il a fait ses débuts à la brigade des pompiers en juin 1984. Chaque année, il a suivi des formations pour se perfectionner dans son travail de sapeur. « J’ai été à l’école tous les ans jusqu’à cette année », raconte-t-il.

M. Ouellette a été le premier pompier préventionniste à travailler à temps plein au sein de la brigade cowansvilloise en 2007, année où il a pris sa retraite du pénitencier pour se consacrer au domaine de la sécurité incendie. Il a gravi les échelons un à un tout en s’impliquant à plusieurs projets : construction de la nouvelle caserne, création d’une unité de soutien technique pour les patients bariatriques, instauration des gardes en caserne et la mise en place du service de premiers répondants en sont quelques-uns.

Le pompier s’est impliqué dans différents comités, notamment à titre de président du comité des préventionnistes de la MRC Brome-Missisquoi et de président de l’Association des pompiers instructeurs du Québec, un rôle qu’il continuera à assumer. Le feu sacré, il l’a encore autant pour l’enseignement. Et il compte bien poursuivre dans cette avenue, même à la retraite !

Transformation

Au cours des trois dernières décennies, il a été aux premières loges — et il s’est beaucoup impliqué — de la transformation du travail de sapeur. « Avant, les pompiers faisaient des parades, éteignaient des feux et avaient un garage plutôt qu’une caserne, décrit le nouveau retraité. La prévention, c’est le noyau de la sécurité incendie maintenant. Tout passe par la prévention. Quand le feu se déclare, il est trop tard, les pertes sont faites, les dommages sont là. »

Le premier schéma de couverture de risque en 2007 a mis la table aux programmes de formation, au volet éducation du public, à la prévention et à l’application des règlements. « Avant les schémas de couverture, c’était un gros incendie par mois à Cowansville. Maintenant, c’est un ou deux par année. On voit un impact direct. C’est un gros changement », fait valoir l’homme âgé de 63 ans.

Les pompiers ont désormais un travail où la polyvalence est de mise. Ils ont plusieurs services spécialisés, dont celui de premiers répondants. « Depuis que je suis pompier, j’ai sauvé cinq vies humaines ! On est sur la ligne de front. Ça a beaucoup changé. Les pompiers sont plus proches de la population. C’est un gros changement de la culture », dit-il.

Même si l’heure de la retraite a sonné, Michel Ouellette se promet de visiter ses anciens collègues. « Je m’étais toujours fait un devoir de manger avec les gars à la caserne tous les jours, d’échanger avec eux, de les supporter. Je vais revenir de temps à autre avec ma boîte à lunch ! »