Alain Dion prend sa retraite après 35 ans au Service des loisirs de Cowansville.
Alain Dion prend sa retraite après 35 ans au Service des loisirs de Cowansville.

La retraite pour Alain Dion après 35 ans aux loisirs de Cowansville

Il y a 45 ans, Alain Dion recevait sa première paie de la Ville de Cowansville. Il avait été engagé comme sauveteur, à l’âge de 16 ans. Dix ans plus tard, il était engagé pour son premier emploi à temps plein à la Ville. Il n’est plus jamais reparti.

« Quand j’ai commencé mon collégial, je cherchais un peu ce que je voulais faire. J’ai vite tracé ma voie vers le service des loisirs et le travail avec les gens. Je pense que je me suis bien dirigé dans mes passions. »

Au fil des ans, il a graduellement monté les échelons du département pour piloter de nombreux projets à titre de directeur des loisirs.

« Je laisse ma place au nouveau directeur qui est arrivé au printemps. Il y a eu fusion, l’année dernière, des services des loisirs et de la culture. C’est la directrice de la culture qui a pris la direction étant donné que c’était prévu que je quitte cette année », explique-t-il.

Quelques réalisations

Marie-Maude Secours ayant quitté ses fonctions il y a quelques mois, Philippe St-Denis prend la relève.

Parmi les projets marquants dans sa carrière, M. Dion ne peut passer sous silence tout le travail qui a été fait au Centre de la nature. « En 2010, j’avais présenté un plan pour remettre à jour le Centre de la nature, et le conseil avait embarqué dans le projet. Ça se poursuit encore aujourd’hui. Beaucoup d’investissements ont été faits. Le site a été redonné à la communauté et ça a été une de mes belles réalisations. »

Le parc Pierre-Lussier a aussi été réaménagé par M. Dion et son équipe. Un partenariat avec un entrepreneur a permis de créer une surface de dek hockey, qui appartient maintenant à Dek Hockey Dix10, et de diversifier les surfaces sportives en ajoutant une pump track. Le terrain de baseball et ceux de pétanque ont été mis au goût du jour et des modules de jeux ont été ajoutés.

« C’est le fun de voir les transformations au fil du temps. Le milieu du loisir est ouvert aux nouvelles idées et ça vaut la peine de s’associer avec des partenaires », dit-il.

Il fait d’ailleurs un clin d’œil au temps qui passe. Des animateurs du camp de jour, qui étaient sous sa responsabilité au début de sa carrière, sont maintenant relayés par leurs enfants. M. Dion a donc travaillé avec les deux générations.

Le verglas et la pandémie

Ses 35 années au service des loisirs ont aussi été ponctuées d’événements marquants, comme la crise du verglas où son service a été mis à pied d’œuvre pour aider la population.

« Je vais toujours me rappeler qu’on m’avait demandé d’aller à la polyvalente pour prendre en note si des gens allaient là pour avoir un toit. Au fil des journées, c’est devenu un centre d’hébergement, avec tous les défis et les collaborations qui vont avec. On appelait ça le Château Vanier 5 étoiles. Cinq étoiles parce qu’on avait développé une multitude de services à l’intérieur pour répondre aux gens qui étaient sans électricité. On avait des classes pour le coucher, la nourriture, les activités sociales. On avait même un service de caisse populaire et un service animalier ! C’était assez merveilleux. De pouvoir s’adapter aux différentes circonstances, c’est notre force. »

M. Dion était responsable de l’hébergement d’urgence, en collaboration avec le directeur de l’école secondaire Massey-Vanier et le RLS (Réseau local de services) La Pommeraie. Au plus fort de la crise, entre 200 et 300 personnes de tous âges y étaient hébergées.

Le service a aussi dû s’adapter à une crise d’un tout autre genre : la COVID-19. Les activités ont été mises sur pause pendant plusieurs semaines. « On m’aurait dit que je finirais ma carrière avec ça que je n’y aurais pas cru. On n’a pas de contrôle à ce niveau-là. Et dans quelques jours, je vais passer à autre chose. »

Direction plein air

M. Dion quittera ses fonctions le 13 juillet pour se consacrer à de nouveaux défis. Sa conjointe, qui prendra sa retraite dans un an, et lui ont un projet d’autoconstruction.

« J’ai bien hâte. C’est une décision qui est murie depuis longtemps. J’ai beaucoup de projets de retraite. Ma vision des choses est déjà ciblée pour la prochaine année. Je vais construire notre nouvelle maison. Je vais avoir du temps... et beaucoup d’ouvrage ! Je m’éloigne un peu, je m’en vais à Eastman pour vivre ma passion du plein air. On a trouvé un terrain et on se rapproche du vélo, de la marche, de la montagne. On va avoir une vue sur la montagne. »

Il laissera derrière lui un service en bonne santé.

« Je travaille avec Alain depuis dix ans. C’est quelqu’un qui a de l’entregent et qui est facilement capable de travailler avec les autres, ce qui nous a permis d’avoir de bons partenariats, commente la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard. Ça va faire un gros changement pour nous. »

Elle aurait aimé que son départ à la retraite se fasse dans d’autres circonstances pour qu’il puisse être célébré.