La Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi a ouvert ses portes au public, samedi, afin de mieux l’informer sur la gestion des déchets, du recyclage et des matières compostables.

La régie de gestion des matières résiduelles ouvre ses portes

De l’arrivée du camion à déchet jusqu’au traitement du lixiviat en passant par le dépôt des appareils ménagers, la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi (RIGMRBM) en voit passer de toutes les couleurs. L’organisme a ouvert ses portes au public, samedi, afin de mieux l’informer sur la gestion des déchets, du recyclage et des matières compostables.

Plus de 200 curieux ont enfilé leurs bottes et pris part à l’une des nombreuses visites guidées organisées par la RIGMRBM.

« C’est une première et nous sommes contents du résultat. Je pense que c’est une formule pertinente qu’on aimerait reconduire dans le futur. En comprenant mieux ce qui se passe, les citoyens deviennent des ambassadeurs », estime la présidente du conseil d’administration de la RIGMRBM et mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard.

Les citoyens qui se sont déplacés ont eu droit à une visite en autobus et à pied de l’immense site de la Régie. Celui-ci s’étend sur une quarantaine d’acres, utilisés principalement pour le traitement, l’enfouissement des déchets et la gestion du compost pour les MRC Brome-Missisquoi et de La Haute-Yamaska.

En comprenant mieux les possibilités et les limites techniques utilisées à la régie, les citoyens ont pu constater que certaines pratiques sont à éviter. La gestion des matières compostables, une collecte récemment instaurée dans de nombreuses municipalités de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, pose toujours problème.

« Scrapper un voyage »

« Il suffit de deux [ménages] qui ne compostent pas correctement pour scrapper tout un voyage », lance Yves Richard, qui s’occupait de la présentation de la gestion du compost lors de la visite samedi.

Et ce dernier n’exagère pas. « On constate que certaines personnes ne compostent pas du tout. Pire, ils utilisent le bac brun comme s’il s’agissait du bac vert. »

Pièces de métal, morceaux de plastique, des souches et un aspirateur : la récolte d’objets hétéroclites trouvés dans le compost fait partie de la routine de travail des employés de la régie de gestion des matières résiduelles.

« Dans certains cas, ce n’est pas une mauvaise intention. La personne fait son tri toute la semaine, mais elle met son compost dans un sac de plastique. Parfois les gens pensent qu’ils peuvent utiliser un sac parce qu’il est biodégradable ou compostable. Certains le sont, mais nécessitent plusieurs années alors que nous on souhaite que le compost soit prêt dans quelques mois » ajoute M. Richard.

À la RIGMRBM, il n’existe pour le moment que deux catégories de compost. « Le bon et le mauvais », souligne Yves Richard. Il précise toutefois que certains amas de compost arrivés contaminés pourraient toutefois être utilisés en partie. Le reste doit cependant être enfoui.

Municipalités

La technologie et les données recueillies à la régie de gestion des matières résiduelles permettent d’avoir une bonne idée de l’identité des fautifs. « On a des municipalités où c’est vraiment problématique. On demande aux camionneurs de mettre le compost à l’écart des autres et on va le vérifier », explique Yves Richard.

« On ne peut pas nommer les municipalités problématiques, mais nos chiffres sont très précis. Par exemple, on peut connaître le pourcentage de rejet selon les municipalités », complète Patrick Beaulieu, secrétaire-trésorier de la RIGMRBM.

L’équipe de la régie de gestion des matières résiduelles espère que les citoyens des deux MRC modifient leurs habitudes de tri de leurs déchets et que la situation s’améliorera avec le temps.