C’est une double rentrée qui attendait lundi Kim Messier. En plus d’accueillir à nouveau ses élèves, l’enseignante de français en troisième secondaire à L’École secondaire du Verbe Divin a lancé, dimanche et avec beaucoup de fébrilité, sa chaîne YouTube, Français tout inclus.
C’est une double rentrée qui attendait lundi Kim Messier. En plus d’accueillir à nouveau ses élèves, l’enseignante de français en troisième secondaire à L’École secondaire du Verbe Divin a lancé, dimanche et avec beaucoup de fébrilité, sa chaîne YouTube, Français tout inclus.

La prof de français qui enseignait sur YouTube

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
C’est une double rentrée qui attendait lundi Kim Messier. En plus d’accueillir à nouveau ses élèves, l’enseignante de français en troisième secondaire à L’École secondaire du Verbe Divin a lancé, dimanche, et avec beaucoup de fébrilité, sa chaîne YouTube «Français tout inclus».

On retrouve déjà deux offrandes sur la nouvelle plateforme, créée dans l’optique d’aider les jeunes à réussir leurs cours de français grâce à quelques astuces, révélées dans des vidéos « courtes et claires ».

L’idée a germé dans la tête de l’enseignante pendant la pandémie, alors que les classes ont été interrompues. « Pour envoyer la matière aux élèves, on passait soit par le portail de l’école, soit par Classrooms. Mais pour moi, ce n’était pas assez », confie-t-elle. Mais déjà, les quelques essais réalisés sur Classroom et la réaction positive de ses élèves lui ont fait réaliser que son projet, dans une forme plus peaufinée, aurait beaucoup de potentiel, et bien au-delà des murs de l’école privée.

« En fait, ce sont des vidéos qui pourront être utilisées en classe, par d’autres enseignants de français je l’espère, mais aussi à la maison, avec ou sans les parents », explique Mme Messier.

Celle-ci a donc passé une bonne partie de l’été à en apprendre sur la plateforme YouTube et sur la création de tutoriels en ligne sous forme de vidéos afin d’offrir une version écourtée et résumée de la théorie qu’elle prodigue en classe à ses protégés. « La capacité de concentration des jeunes n’est pas d’une heure, rappelle la professeure. Elle est d’environ 10 ou 15 minutes. Alors j’ai décidé de m’en tenir à de courtes capsules pour aller à l’essentiel. »

Histoire d’accaparer le plus possible cette attention, Mme Messier emploie des exemples tirés d’une histoire fantastique qui a germé dans sa tête et qui s’articule autour d’une fratrie dont l’un des membres est soudainement doté de super pouvoirs.

« Je ne voulais pas reprendre les exemples plates des cahiers d’exercice, que les élèves vont aussi voir en classe, mentionne l’enseignante comptant tout près d’une dizaine de romans à son actif, qui a trempé l’orteil dans le fantastique en signant un tome de la série Uncia. Souvent, quand je propose des exercices, j’essaie de prendre des exemples qui font rire ou qui intéressent les jeunes, pour qu’ils trouvent ça drôle. Je parle de magie, de superhéros. Les exercices liés à mes capsules vont permettre aux jeunes de découvrir l’histoire complète. »

Mme Messier promet d’alimenter sa plateforme chaque semaine, avec l’ajout d’une ou deux capsules qui seront collées aux enseignements qu’elle aura offerts à ses élèves au même moment. Elle compte couvrir la totalité de la matière de 3e secondaire, qui est en quelque sorte un résumé des acquis de 1ere et de 2e secondaire à ses yeux.

Un projet voué à grandir

C’est son chum qui a eu l’idée de nommer le projet Français tout inclus, Mme Messier cherchant une appellation originale et représentative du concept. « Il y a la théorie, il y a les exercices, il y a l’accompagnement, bref, c’est vrai que c’est tout inclus ! » lance la Granbyenne, qui invite les membres de son auditoire à communiquer avec elle pour un suivi personnalisé si le besoin se fait sentir.

Mme Messier promet d’alimenter sa plateforme chaque semaine, avec l’ajout d’une ou deux capsules qui seront collées aux enseignements qu’elle aura offerts à ses élèves au même moment. Elle compte couvrir la totalité de la matière de 3e secondaire, qui est en quelque sorte un résumé des acquis de 1re et de 2e secondaire à ses yeux.

« Selon moi, en raison de la pandémie, la révision des acquis en début d’année est encore plus importante, parce qu’on a des élèves qui n’ont pas été à l’école depuis le mois de mars », relève l’enseignante, dont le fils entre cette année au secondaire. Plusieurs capsules pourront être adaptées aux élèves de ce niveau afin de ratisser une clientèle plus large.

Un projet qui devrait l’occuper pour les deux prochaines années, estime-t-elle, après quoi elle souhaiterait peut-être ajouter la matière de 4e et 5e secondaire.

Et qui sait si un jour si ce projet parascolaire ne se transformera pas en véritable matériel didactique?

« J’y ai pensé, reconnaît Kim Messier. En travaillant sur le projet, je me suis dit que ça pourrait peut-être devenir un livre qui servirait en classe ou à la maison. Je dois y penser un peu, mais je vais certainement en glisser un mot à mon éditeur ! »

Il est possible de visionner les vidéos sur la chaîne YouTube et d’en savoir plus sur le blogue de Français tout inclus