L'ex-col bleu de Granby, Stéphane Pontbriand, a plaidé coupable à l'accusation d'avoir conduit un véhicule moteur sous l'effet de l'alcool.

La prison pour un ex-col bleu

Après plus de deux ans de délais judiciaires, un ex-employé municipal de Granby a plaidé coupable, mardi, à l'accusation d'avoir conduit un véhicule municipal en état d'ébriété.
La police avait mis Stéphane Pontbriand en état d'arrestation tôt le matin du 15 février 2014. La saleuse qu'il conduisait avait alors chuté dans un fossé du chemin Coupland. 
Sur place, les agents ont constaté que le col bleu avait les yeux vitreux et dégageait une forte odeur d'alcool. Son échantillon d'haleine a démontré une concentration de 156 mg d'alcool par 100 mg de sang, soit presque le double de la limite permise.
M. Pontbriand, qui avait deux antécédents criminels en semblable matière, a été congédié un mois plus tard par la Ville de Granby.
Entente
À l'aube de son procès, mardi, Me Pascale Gauthier, de la défense, a annoncé que son client plaidait coupable. Une entente avec le ministère public, représenté par Me Geneviève­ Crépeau, prévoit une peine de 90 jours de prison pour l'homme de 35 ans.
Cette peine, si elle est acceptée par la juge Julie Beauchesne, devra être purgée de façon discontinue, soit les fins de semaine. Le permis de M. Pontbriand est aussi suspendu pendant au moins deux ans, bien qu'il l'ait déjà remis aux autorités. « Il n'a pas conduit depuis l'événement », a dit Me Gauthier.
Thérapie
Elle a ajouté que son client s'était « pris en main » concernant ses problèmes d'alcool, notamment en suivant une thérapie d'un mois. Il est présentement en arrêt de travail et est suivi par un médecin. « C'est une période difficile pour lui », a dit Me Gauthier.
Les parties doivent se retrouver en janvier afin d'officialiser l'entente. Croisé à sa sortie du palais de justice, M. Pontbriand n'a pas voulu commenter l'issue du processus­ judiciaire.
Il avait écopé d'amendes de 2000 $ et de 750 $ pour des infractions similaires commises en 2011 et 2004. Avant cela, il avait obtenu une absolution inconditionnelle, en 2004, pour possession de drogue.
Le long délai avant de boucler la présente cause est attribuable à de nombreux reports et à deux changements d'avocat de la part de l'accusé, a indiqué Me Crépeau.